‹ La Tuberculose de la Bourse Séreuse: Sous-DeltoïdienneChapitre 9 sur 32 · CP · texte numérisé non relu

CP

Tous les mouvements de l’articulation Scapulo-humérale sont libres. Il n’existe pas de points douloureux osseux. Dans le creux axillaire existent quelques ganglions sans caractères précis. Il n’y a pas d’atrophie marquée

re

des muscles du membre atteint, ce qui s’explique aisément par ce fait que le malade a toujours pu se servir de son membre supérieur jusqu’au jour de son entrée à Phôpital.

L'état général est satisfaisant ; il n’y a ni température, ni lésions pulmonaires.

. Intervention le 28 juillet 1923 (Docteur Dunet).

Figure 2 Malade de l’Obseivation II.

Etant donné le très grand développement de la poche, nous avions discuté, avant l'intervention, la possibilité d’une incision double, pré. et rétro-deltoïdienne, facilitant la dissection et l’extirpation en bloc de la lésion

tuberculeuse, à la façon d’une tumeur. Nous étions d’ailleurs bien décidés à n’employer si possible qu’une incision antérieure entraînant des dégâts anatomiques : insignifiants.

En fait, une seule incision oblique pratiquée dans le sillon delto-pectoral nous permit de réaliser l’exérèse intégrale et en bloc de la tumeur sous-deltoïdienne. La dissection de la bosse antérieure fut facile, mais les difficultés commencèrent lorsqu'il fallut dégager le pôle inférieur et la portion postérieure, dorsale de la poche. Cependant grâce à l’aide de très larges écarteurs, réclinant en bas et en dehors le muscle, en s’aidant également de la rotation forcée en dedans du bras, l’on put après ponction et évacuation d’une très grande quantité de grains riziformes, libérer la plus grande partie de la poche en pénétrant dans un plan de clivage ménagé entre la paroi de la bourse séreuse épaissie et LAROnÉEERSe deltoïdienne profonde.

Un point délicat de l’intervention fut la dissection de la portion haute de la bourse séreuse d’avec la capsule articulaire scapulo-humérale. Les difficultés étaient augmentées par ce fait que la poche poussait un prolongement de 3 à 4 centimètres que l’on voit nettement sur la figure n° 4 ; prolongement qui se trouvait entre la tête humérale et l’acromion. Il s’agissait en réalité non pas d’une simple poche sous-deltoïdienne, mais sous-acromiodeltoïdienne, Ces manœuvres furent facilitées en relevant la poche en masse et en disséquant la capsule de bas en haut.

Réunion par première intention.

Excellentes suites opératoires.

OBSERVATION III - | Inédite (Due à la bienveillance de M. le Docteur DELORE)

. Mme L..., 22 ans.

Antécédents héréditaires : Rien à signaler.

Antécédents personnels : Réglée à 15 ans ; à 16 ans signes d’anémie, traitée et améliorée ; à 19 ans, érythème noueux persistant pendant trois mois.

Pendant sept mois, douleurs articulaires qui s’accompagnent d’impotence fonctionnelle des membres inférieurs. Progressivement la douleur passe ; en dix-huit mois la malade est guérie : mais la convalescence est longue, la malade est faible, elle travaille peu:

Depuis dix-huit mois, la région deltoïdienne gauche est augmentée de volume. Il y a trois mois sont apparues de légères douleurs. Il y a quinze jours -enflure et douleur du pied droit.

Examen : Etat général médiocre. La malade est maigre, sans force, sans appétit ; elle n’a cessé de maigrir depuis les poussées rhumatismales signalées plus haut.

L’épaule gauche et le siège d’une tuméfaction globale ; sans points indurés, ni douloureux. Cette tuméfaction est nettement fluctuante. Les mouvements sont limités, douloureux si on insiste, mais permettent encore l’usage presque normal du membres. Les douleurs spontanées sont fréquentes la nuit. Il n’y a pas d’atrophie, pas d’adénopathie du creux de l’aisselle.

Radiographie de l’épaule : Négative.

Intervention le 21 juin 1921. Incision et résection en avant du deltoide. L’articulation contient un peu de Hquide. Mais la tumeur principale est en réalité dans la bourse séreuse sous-deltoïdienne. Les dimensions sont vastes. Les parois sont très épaisses. A l’intérieur sont de nombreux grains riziformes, aplatis, lamellaires. On enlève complètement la bourse sans difficulté.

Réunion per primam.

(En même temps on fait un plâtre pour l’arthrite médio-tarsienne que présentait la malade.)

10 novembre 1921. — Epaule guérie, mais intervention au niveau de la médio-tarsienne.

10 janvier 1922. — La malade quitte le service.

25 juin 1922. — Mauvais état général, fièvre, sueurs nocturnes, ablation du plâtre, curettage.

La malade quitte l'hôpital, depuis on est sans nou-

velle,

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