‹ La Tuberculose du VieillardChapitre 13 sur 24 · RE DD · texte numérisé non relu

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pas dans les stalistiques de la ville de Paris, échappant

ainsi aux chiffres que nous avons indiqués.

OBSERVATION VIIL {Durand Fardel)

« Nous avons trouvé quelques lubercules miliaires dans les lobes supérieurs des poumons d'une femme de 73 ans, morte de ramollissement cérébral. Celle femme élail gaie, active, bien portante, lorsque deux mois avant sa mort, les accidents du ramollissement cérébral avaient débuté. Pendant deux mois qu'elle s'élail trouvée soumise à notre observalion, on n'avait remarqué ni (oux, ni dypsnée qui parussent de nature à faire soupconner quelque altération des organes lhoraciques. Enfin, elle avait succombé aux progrès de l'affection

cérébrale, sans complication pulmonaire ».

OBSERVATION IX (Durand Fardel)

« Une femme âgée de 64 ans mourul sous nos yeux avec des symplômes d'entérile. On n'avait jamais noté chez elle de symplômes du côlé des organes thoraciques. On trouva dans les poumons des {ubercules en assez grand nombre. Le poumon droit possédait des adhérences anciennes et générales. Le Lissu de cel organe, d'apparence sain, à part un certain degré d’engouement élait parsemé de tubercules sous forme de pelils corps arrondis d’un blanc grisätre, demi-transparents, du volume de grains de chènevis. Ces petits corps, à peu près également distribués dans les différentes parties du poumon, sc présentaient partout avec les mêmes condilions de volume, de consistance et de structure ; un grand nombre

situés à la superficie du poumon, soulevaient légèrement

la plèvre. Le poumon gauche présentait exactement les mêmes. alléralions, mais aucune adhérence. »

Voici un autre exemple

OBSERVATION X (Vulpian, d'après Mourelon)

H..., âgée de 67 ans. Celle malade a eu, il y a 3 ans, une hémiplégie du côté gauche, sans perle de connaissance. Celle paralysie avait beaucoup augmenté depuis huil mois ; elle ne pouvait plus se lever, se servir de son bras gauche ; elle était devenue gâteuse. L'intelligence était lrès diminuée. On l'amène à l'infirmerie le 3 mars, parce qu'on trouve dans son dortoir qu'elle s'affaiblit.

A son entrée, la malade est très affaiblie, se plaint beau-

coup de l'estomac, elle n'avale qu'avec difficulté. Morte le 31 mars dans un élal d'affaiblissement extrême. A l’aulopsie, outre les lésions cérébrales, on lrouve un assez grand nombre de lubercules gros comme des grains de chenevis disséminés ; quelques rares cavernules non au sommet, quelques points de pneumonie fibreuse. Plusieurs des tubercules sont sous-pleuraux, nulle part ils n'ont encore subi la transformation caséeuse même partielle. Les ganglions bronchiques gros, noirâlres, comme desséchés, ne contiennent pas de tubercules. Plusieurs granulations grises dans le foie, surtout à la surface.

Pas de tubercules dans d'autres organes.

Celle observalion nous montre une femme dont

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s'affeclion cérébrale chronique avait élé soignée, mais. dont la tuberculose était passée inaperçue.

Tout récemment encore, au moisde mai dernier nous avons pu observer dans le service de M. le Professeur Landouzy, à Laennec, un homme de plus de, 60 ans, ans, entré à l'hôpital avec un léger épanchement pleural. à

Après une ponclion exploratrice, on luifilune pone- Lion évacuatrice de 1500 gr. Celle ponction ne fut pas complèle, car, durant l'opération le malade fut pris de toux.

À partir de ce moment, l'élat général s’abaissa, sans signes stelhoscopiques, et devint de plus en plus. mauvais, s’accompagnant de délire.

L'épanchement se reforma, el une nouvelle ponction praliquée une quinzaine de jours après la première, ramena environ un litre de pus.

Ce jour là, le malade mourut à 7 heures du soir.

À l’aulopste, les poumons ne présentèrent que quelques lubercules crelacés, n'évoluant plus.

Sur toule la séreuse intestinale, principalement au niveau du gros inteslin, il se lrouvait de nombreuses granulations ; de multiples adhérences unissaient le péri- Loine à la paroi surtout au niveau du colon transverse.

Le foie, de couleur pâle, présentait une dégénérescence amyloïde marquée. Il en élailt de même pour Îles. reins. Dans la cavité pleurale droite il restait du pus. À gauche quelques rares adhérences.

Pour terminer celte première partie, nous dirons

done en malière de conclusion que la luberculose sénile, souvent considérée comme rare, est fréquente, les chiffres nous l'ont montré. Nous dirons aussi qu'elle nous apparailrait vraisemblablement comme plus fréquente encore s'il élait possible d'éviler les nombreuses fuiles qu'on dépiste dans les plus sérieuses des stalis-

diques.

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