kil. 3 14.70 i.65 19 kil
Le phosphate de
créosote ferait
maigrir.
Chez tous ces malades, Boureau a donc noté une augmentation rapide de l'acidité urinaire, du taux de l'urée et du poids .
Le D r Lorot, qui a expérimenté la médication phospho-créosotée dans la tuberculose pulmonaire, déclare avoir été moins heureux que le D r Boureau, en ce qui concerne le poids et avait observé que si, à faibles doses," les phosphates de créosote font engraisser, à des doses actives et continues, ils laissent le poids à peu près stationnaire et font même souvent maigrir.
« C'est pour obvier à ces inconvénients, dit-il, que nous avons dû, chez plusieurs malades, administrer concurremment du carbonate de créosote, qui, avec le camphorate, sont les seuls dérivés de la Créosote, qui, à doses continues, ont une action rapide et notable sur le poids. A doses intermittentes, au contraire, nous avons plusieurs fois noté une augmentation de poids avec les phosphates . »
Le phosphate de
créosote combat
surtout
l'infection
tuberculeuse.
Parmi les avantages que Lorot reconnaît aux phosphates de créosote, il cite, en première ligne, « celui de combattre l'infection tuberculeuse, de relever l'appétit, de supprimer les sueurs nocturnes, — séda-
tion qui se réalise dès les premiers jours du traitement ; — en second lieu, les phosphates de créosote amoindrissent considérablement l'expectoration, modifient leur aspect et leur consistance, les fluidifient et leur enlèvent leur purulence. Enfin, ils ont une action élective sur le système nerveux, action attribuable au radical phosphore de leur formule chimique, qui se traduit parfois par des polynévrites phosphorées et par la cessation rapide de la toutf gastrique et des vomissements après les repas (réflexe pneumogastrique) ce trépied vital. Ce qui est précieux chez les phtisiques. »
Nous ne connaissons pas de composés créosotes Appréciation qui exercent une action aussi rapide et aussi puissante personne e, sur les différents signes morbides comme les phosphate et tanno-phosphate de créosote. Dès la première huitaine du traitement, au bout de quinze jours au plus tard, l'influence médicamenteuse se traduit par une augmentation du poids, une diminution très appréciable de l'expectoration, une diminution ou la suppression de la toux, la cessation des sueurs nocturnes, un repos et un sommeil plus calmes, en un mot, il se produit sous l'influence de la médication phospho-créosotée une amélioration générale très sensible, très manifeste dont le malade lui-même constate les effets salutaires, Cette amélioration n'est pas seulement appréciable chez les tuberculeux atteints au premier et au deuxième degré soumis à cette médication, mais encore chez les phtisiques arrivés au der-
nier degré de la cachexie tuberculeuse. Lorot, comme moi-même, nous avons traité ainsi des phtisiques ïncurables porteurs de vastes cavernes, et nous avons pu ainsi prolonger par des injections quotidiennes ou administrées tous les deux jours la vie de ces malheureux cachectiques. Mais, du jour où on cesse le traitement, les accidents éclatent et se succèdent avec une rapidité vertigineuse. C'est donc une nouvelle preuve de l'action thérapeutique bienfaisante du phosphate de créosote sur les bacillaires.
Observations Sans tenir compte de ces phtisiques arrivés au
cliniques. dernier degré de la cachexie et de la consomption,
nous avons pu réunir cinquante-quatre cas de phtisiques traités par des injections sous-cutanées de phosphate de créosote et onze cas traités par le tannophosphate de créosote absorbé par la voie gastrique. Nous ne voulons tirer de ces observations des conclusions définitives; cependant, réunies à celles dé Boureau et de Lorot, elles forment déjà un joli faisceau thérapeutique qui sont de nature à encourager le praticien et surtout à fixer son esprit sur le meilleur agent créosote. Dans l'impossibilité de rapporter ici toutes les observations dont l'exposé serait fastidieux, résumons-en quelques-unes et tirons ensuite des conclusions cliniques de la totalité de nos cas traités et observés.
Observation. — Albert B..., âgé de vingt-deux ans, malade depuis onze mois, a eu des hémoptysies abon-
dantes, tousse beaucoup, expectore des crachats bacillaires, a sensiblement maigri . — A d'abord été soigné sans résultat par le cacodylate de soude, a passé ensuite trois mois au Sanatorium de Leysin d'où il est revenu à Paris amélioré, mais continuant à tousser. Quinze jours après son retour, nouvelle hémoptysie. Je commençai alors le traitement sous-cutané ou intra-musculaire de phosphate de créosote. Ces injections ont été poursuivies cent-douze jours avec un seul arrêt d'une semaine. Commencé à la dose de i gramme, le phosphate de créosote fut injecté après la première semaine à la dose quotidienne de 3 grammes. Les signes morbides disparurent. Au bout de six semaines de traitement, absence de bacilles dans les crachats. L'état général s'améliora très rapidement. Augmentation de poids : 7 k. 3oo. Au I er janvier 1 90 1 , mon malade se considère comme guéri et demande à reprendre son métier de voyageur de commerce. Sauf un peu d'obscurité de la respiration au sommet gauche, je ne constate plus aucun signe morbide à la respiration.
Observation. — Emile O..., peintre, âgé de 29 ans, père mort de phtisie, frère atteint de tuberculose. A gagné lui-même cette affection en cohabitant avec ce dernier. Est malade depuis 1 5 mois. Sommet gauche à petites cavernes plus lésé que le sommet droit où on n'entend que quelques rares craquements. Bacilles dans les crachats qui sont très abondants. Le malade a maigri, surtout pendant les 6 derniers mois, de 5 kilogr.
Je soumets au repos absolu le malade qui reçoit chaque jour 3 centimètres cubes de phosphate de créosote. Dès les premiers 8 jours, l'appétit augmente et les crachats s'éclaircissent, sont moins purulents ; ceul-ci diminuent à la 16 e injection et sont réduits de moitié. Bacilles moins nombreux. Le poids du corps augmente de 4 à 5oo gr. par semaine. Le 38 e jour, nous observons un peu de diarrhée et nous arrêtons les piqûres qui sont reprises après une semaine de nouveau à la dose de 3 gr. par jour. Après 3 mois et demi de traitement, le malade a recouvré son poids normal, c'est-à-dire qu'il a gagné plus de 5 kilogr. De même, les symptômes objectifs se sont améliorés. On n'entend plus rien au sommet droit et quelques râles seulement et de l'obscurité respiratoire au sommet gauche. Plus de bacilles dans les crachats.
Observation. — François L...> 39 ans, comptable. Atteint de tuberculose pulmonaire à marche lente depuis 1 9 mois. Lésions caractéristiques aux 2 sommets. Etat général médiocre; fièvre, sueurs nocturnes, expectoration muco^purulente contenant des bacilles.
Nous lui faisons des injections quotidiennes de 3 gr. de phosphate de créosote. La fièvre et les sueurs nocturnes disparaissent après la 6 e injection. Puis l'état général s'améliore et les crachats deviennent muqueux et moins abondants. L'appétit revient et le poids du corps augmente. Le malade après 93 injections de phosphate de créosote se considère comme
guéri et effectivement on ne trouve plus de bacilles dans les crachats.
Observation. — Berthe R. . ., institutrice, âgée de 17 ans. Tumeur blanche du genou gauche, qui est resté ankylosé à l'âge de 9 ans ; a grandi rapidement, mais s'est bien portée néanmoins jusqu'à l'âge de 16 ans. A été réglée de 14 à 16 ans toutes les quatre semaines. Ses règles se sont supprimées alors à la suite d'une grippe et d'une bronchite dont elle ne s'est pas remise. La malade qui est allé consulter à l'hôpital, a été soumise au régime de l'huile de foie de morue et de la liqueur de Fowler. Elle se présente à nous en assez bon état avec des craquements du sommet droit et de la respiration soufflante du sommet gauche. Bacilles dans les crachats. Hypoacidité des Urines. 1
Nous pratiquons une injection de 5 gr. de phosphate de créosote tous les deux jours. L'état général ^'améliore très rapidement et d'une façon surprenante. La malade mange avec un appétit féroce dès la 3 e injection. Son poids augmente en moyenne de 600 grammes par semaine. Après 35 injections, nous ne trouvons plus de bacilles dans les crachats et les signes objectifs des sommets se sont profpndément amendés. Hyperacidité des urines, ses règles sont revenues. Nous continuons néanmoins le traitement.
Observation. — Fernande T..., 22 ans, femme de chambre. Mère morte de phtisie. Tousse elle-même depuis seize mois, et elle attribue cette toux à un rhume négligé. A maigri de plusieurs kilogrammes. Mange mal, d'une façon capricieuse. Expectore beaucoup; à plusieurs reprises, des médecins consultés lui ont conseillé de faire un séjour à la campagne. La malade a même subi un traitement au cacodylate de soude sans amélioration sensible.
L'examen des crachats décèle de nombreux bacilles de Koch; les urines sont hypoacides. A la percussion et à l'auscultation, on constate une infiltration tuberculeuse de tout le poumon gauche.
La malade, ne pouvant venir que deux fois par semaine à notre cabinet; reçoit chaque fois 6 grammes de phosphate de créosote en injection. A la fin de la deuxième semaine de traitement, elle nous déclare spontanément qu'elle mange davantage, qu'elle dort mieux la nuit, presque sans tousser. L'état général s'améliore également. Le poids du corps augmente en moyenne de 400 grammes par semaine. Après un mois de traitement, l'examen bactériologique décèle moins de bacilles et les urines sont hyperacides. Après trois mois d'injection fort bien supportées de phosphate de créosote, la malade se croit guérie. Elle expectore cependant un peu surtout le matin et les crachats renferment de rares bacilles de Koch et on entend encore des râles muqueux et des frottements sur toute la hauteur en avant et en arrière du poumon gauche.
L'observation des autres maladies traitées par injections sous-cutanées de phosphate de créosote ressemble très approximativement à celles que nous venons de relater. De temps à autre, nous avons dû suspendre les injections pendant quelques jours lorsque nous avons observé un peu de diarrhée ou des coliques intestinales. Ce dérangement de corps disparaissait spontanément dès qu'on a suspendu les injections. Aucun autre accident n'a été remarqué chez nos malades qui tous ont bien toléré le traitement et qui en ont tiré un bénéfice très appréciable. Plusieurs d'entre eux se considèrent comme guéris. Avant de nous prononcer sur ce mot « guérison définitive », il faudra laisser passer plusieurs années pour voir s'il n'y a là qu'une simple trêve, une amélioration passagère. Mais ce qui est certain, c'est que cette amélioration existe, est indéniable, et ne peut être attribuée qu'à la médication phospho-créosotée.
Dose maxima du produit .
Nous avons soumis, comme nous l'avons dit plus haut, onze malades au tanno-phosphate de créosote. Ce médicament douloureux à l'injection a été absorbé par la voie gastrique à la dose moyenne et quotidienne variant de 2 à 4 grammes. Nous l'avons conseillé de préférence à des malades atteints au premier degré de la phtisie pulmonaire ou de tuberculose locale primitive (laryngite tuberculeuse, ulcérations tuberculeuses de la cavité bucco-pharyngée, arthrite tuberculeuse). Ici, encore, l'influence thérapeutique de l'agent médicamenteux a été très sensible et l'effet
Le tannophosphate de créosote.
produit, quoique plus lent, a été très manifeste, non seulement au point de vue des lésions tuberculeuses qui se sont amendées, mais aussi au point de vue général qui s'est bien amélioré. Chez plusieurs malades que nous avons pu revoir par intermittence, les urines ont atteint un degré d'hyperacidité d'autant plus grand que la dose de tanno-phosphate de créosote absorbée était plus importante. Chez aucun d'eux, le médicament n'a produit d'accident, quel qu'il soit.
Les composés phosphores sont très bien tolérés.
Après avoir soigné un si grand nombre de tuberculeux, nous pouvons donc affirmer que la tolérance de l'organisme pour le phosphate de créosote est grande. Ce produit n'est ni caustique, ni irritant pour les voies digestives, on peut même dire qu'il n'est pas toxique puisque M. Boureau en a donné pendant un mois une dose quotidienne de 6 grammes à des enfants, dose que Lorot chez des adultes a poussée jusqu'à i5 grammes en injections hypodermiques et 16 grammes par la voie gastrique.
Personnellement, nous ne sommes pas partisan des doses exagérées qui amèneraient de l'amaigrissement, des poussées congestives et de l'emphysème. Il est certain, d'une part, qu'on peut donner le phosote à hautes doses, à doses massives plutôt, et qu'on n'atteint pas pour cela l'intolérance toxique. Et cela se conçoit si l'on songe que l'acide phosphorique est infiniment moins toxique qu'on ne le supposait, et que M. Joulie en a pu administrer sans inconvé-
nients des doses qu'on serait tenté de considérer comme formidables.
D'autre part, il semble y avoir accumulation du médicament, ce qui explique les symptômes d'intolérance qu'une administration inconsidérément prolongée finit par provoquer. Cette apparition de l'intolérance est hâtée, comme nous le disons ci-dessus, par l'association dans le traitement d'autres médicaments, en particulier de l'arsenic. Il y a donc intérêt, si l'on veut se ménager la possibilité d'une médication longtemps continuée, de se maintenir dans les doses moyennes qui, d'ailleurs, sont remarquablement efficaces. Ces doses moyennes (3 à 5 gr.prodie) n'entraîneront pas l'amaigrissement, la perte de poids que Lorot déclare avoir maintes fois constatés.
Cette désassimilation est une preuve de l'efficacité dé l'acide phosphorique, agent activant par excellence des combustions et des échanges et provoquant un fonctionnement intensif des voies éliminatoires. Grâce à lui, c'est vraiment, selon l'expression consacrée, un coup de fouet qu'on donne à l'organisme. Il faut seulement savoir le manier et le doser juste assez pour que l'organisme en reçoive seulement une activité cellulaire utile, limitée en deçà des frontières où la déperdition commence.
Les composés
phosphores
s'accumulent .
Alternance du
traitement et
du repos.
A cet égard, il sera profitable de faire alterner comme dans le traitement antisyphilitique, les périodes de médication et les périodes de repos.
Le phosphate de créosote rappelle un peu, en effet, comme mode d'action, le mercure ; comme lui, il peut produire à lointaine échéance des effets d'accumulation. C'est un médicament à longue portée qui continue d'agir, même dans la période de repos, et dont l'assimilation comme l'élimination se poursuivent pendant les intervalles de trêve. A ce titre, son action est incomparablement supérieure, beaucoup plus effective que celle des autres sels créosotes.
Posologie. — Modes d'Administration.
Le traitement sera donc intermittent, Lorot recommande alternativement cinq jours de traitement, cinq jours de repos. Si Ton donne des doses dépassant la moyenne, il est d'avis de ne pas les renouveler pendant un temps proportionnel à l'élévation de ces doses.
Il nous semble que, ainsi partagé, l'emploi du temps thérapeutique, si Ton peut dire, fait une part
LA TUBERCULOSE ET LA MÉDICATION CRÉOSOTÉE 2ig
trop petite au médicament. Ce n'est pas ainsi que Ton donne le mercure, par exemple, ce type des médicaments à prescriptions intermittentes. EtJ dans la syphilis, les trêves de repos destinées à éviter Taccumulation du mercure sont tout autrement échelonnées. On commence par « tâter » la susceptibilité du sujet; et s'il supporte bien les doses faibles, rapidement on atteint une moyenne élevée. L'accoutumance aux doses progressives se fait vite. Si Ton divise le temps de traitement par mensualité, nous sommes d'avis d'employer la première semaine à faire l'épreuve de la tolérance et de l'accoutumance pour atteindre, au bout de huit jours, la moyenne active à laquelle on se maintiendra quotidiennement pendant la quinzaine suivante. Et l'on ne cesserai l'usage du médicament que pendant toute la dernière semaine du mois. Trois semaines de traitement, dix jours de repos, telle nous apparaît la meilleure répartition du tejnps de traitement.
Que si, par exceptions très rares, on avait à faire à un malade dont la susceptibilité fût grande, les effets d'accumulation rapides — soit par suite d'émonctoires insuffisants, soit par suite d'une inertie cellulaire, fonction d'une cachexie prononcée — nous aimerions mieux dans ce cas, au lieu de prescrire cinq jours de médication pour cinq jours de repos, doser autrement cette répartition du traitement, et faire alterner les journées de repos et les journées de traitement. On éviterait sûrement de cette façon les effets d'into-
Malades
à grande
susceptibilité.
lérance, d'accumulation et de saturation. Les émonctoires seront ainsi « entraînés » sans surmenage à faire leurs fonctions bi-quotidiennes, et suffiront sûrement à l'élimination des déchets.
M. Boureau, d'ailleurs, chez les enfants, prescrit actuellement le phosphate de créosote à la dose de 3 grammes, alternativement dix jours de traitement, dix jours de repos. Le phosphate de créosote peut se prendre en nature à la dose de une cuillerée à café par jour, en deux fois, dans une tasse de lait après les repas. Comme il est visqueux à la température ordinaire, on augmente sa fluidité en le chauffant au bainmarie, ou en l'additionnant de i/io d'alcool à 95°.
D .- Un mode d'administration commode pour le ma-
f or mules, lade est la forme capsulaire. Il existe des capsules
dosées à raison de : o,5o centigrammes de phosphate de créosote ; on en donnera de cinq à dix par jour. Brissonnet donne les phosphate et tanno-phosphate de créosote en émulsion, selon la formule :
Phosphate ou tanno-phosphate de créosote. 25 gr.
Sirop de fleurs d'oranger 70 »
Gommé arabique 10 »
Eau dist. de fl. d'oranger q. s. p 1 25 »
De cette émulsion au i/5, il prescrit cinq à six cuillerées à café par jour, chaque cuillerée contenant 1 gramme de phosphate.
Il associe également les médicaments phosphocréosotés à l'huile de foie de morue.
Phosphate de créosote 10 gr.
Huile de foie de morue 140 —
Comme le tanno-phosphate donne une émulsion incomplète, Lorot formule :
Tanno-phosphate de créosote ... 10 gr.
Alcool à 95° 1 —
Huile de foie de morue 140 —
Une cuillerée à bouche contient 1 gr. de tannophosphate.
Enfin, la voie d'introduction que, pour notre part, La voie hypodernous préférons est la voie hypodermique, à laquelle mique doit
être préférée.
le phosphate se prête si facilement : pas de douleur — antisepsie particulièrement facile, car le médicament antiseptique par lui-même, ne détermine jamais ni œdème inflammatoire, ni abcès à cause de sa diffusibilité rapide et parfaite par le tissu cellulaire. La dose moyenne est de 3 à 5 gr. par jour ou tous les deux jours; pour que le médicament prenne une fluidité nécessaire à la rapidité de l'injection, on peut, au moment de charger la seringue, le faire tiédir au bain-marie, et l'injection se fait aussi facilement que si l'on injectait de l'eau distillée. Nous injectons le médicament profondément dans la masse
musculaire des fesses et jamais nous n'avons et* à déplorer le moindre accident local. Au bout de trois semaines nous suspendons le traitement pendant une dizaine de jours, puis nous recommençons une nouvelle série d'injections ; nous soignons ainsi de nombreux malades dont nous avons rapporté quelques observations, et sauf certains accidents inoflfensifs, qui indiquent la saturation, nous n'avons jamais eu de reproches graves à adresser à cette médication.