OBJECTIONS QU'ELLE SOULÈVE
culosc. Il montra en outre que l'on peut, sans inconvénient, substituer l'essence de térébenthine à l'huile d'aniline'. L'orthotoluidine (B. Fraenkel), le thymol (Brieger), l'ammoniaque (Weigert), le borax (Sahli), remplissent le même but. Pétris'assura aussi que l'addition d'eau d'aniline n'est pas indispensable pour obtenir la coloration des bacilles de Koch et que les solutions aqueuses des couleurs basiques d'aniline les colorent également, quoique au bout d'un temps plus long, temps qui peut du reste être abrégé en chauffant le bain colorant. 11 emploie comme agent décolorant l'acide acétiqvie concentré, moins énergique que l'acide nitrique ^
Baumgarten constata à son tour que les bacilles de la tuberculose se colorent dans les solutions aqueuses ou hydroalcooliques, faibles ou concentrées, des couleurs basiques d'aniline, sans addition ni d'alcali, ni d'aniline ou de phénol, ni d'aucune substance adjuvante quelconque. Cette coloration résiste à l'action des acides minéraux concentrés. 11 faut donc l'énoncer à l'opinion première émise par Koch, d'après laquelle le bacille de la tuberculose ne se colorerait pas par la méthode ordinaire de Weigert. Ce bacille se distingue cependant de tous les autres par le fait qu'il se colore beaucoup plus lentement et plus difhcilement par cette méthode. Aussi faut-il laisser séjourner les lamelles dans une solution aqueuse concentrée de violet de méthyle ou de fuchsine à la température ordinaire pendant un quart d'heure à une demi-heure pour colorer les bacilles de la tuberculose, tandis que toutes les autres bactéries (sans en excepter le bacille de la lèpre) traitées de cette façon se colorent presque instantanément. Mais le bacille de la tuberculose, une fois coloré par la méthode de Weigert, présente la même particularité que quand il a été traité par le procédé d'Ehrlich : c'est de retenir énergiquement la matière colorante, même quand on fait agir des acides minéraux forts
Ehrlich s'est assuréde l'exactitude de ces faits, et il a constaté que si les solutions aqueuses de fuchsine ou de violet de mé-
1. Prior, Beitrag zur Fârbbarkeit des Tuberkelbcacillus (Be/'Z. /iZin. Woc/ie/îic^?"., 1883, p. 497).
2. Pétri, Die Fârbung des Koch'schea Bacillus in Sputis, etc. (Berl. klin. Wochenschr., 1883, p. 739).
3. Baumoarten, Beitrag zur Darstellungsmetliode derTuberkelbacillen (Ze«7sc/«' . f. wissenscli. Mikroskopie, 188i, Bd. 1, p. 51).
lo8 INFLUENCE DE LA CHALEUR. —