‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 133 sur 689 · PRISE DU SANG · texte numérisé non relu

PRISE DU SANG

quatre à trente-six heures. En été, il est bon de les entourer de glace. La coagulation une fois effectuée, il faut éviter de secouer les vases, pour ne pas obtenir un sérum rouge et impropre à la culture; aussi est-il préférable de procéder au remplissage des tubes à l'abattoir même, au lieu de transporter le sang au laboratoire. Au bout d'un ou de deux jours, le caillot s'est rétracté ; il occupe le centre du cristallisoir : on répartit le sérum, avec une pipette, dans des tubes stérilisés à l'avance. Il faut éviter de piquer le caillot avec la pipette, pour ne pas teinter le sérum en rouge. Mis en tube, le sérum de bœuf doit présenter une coloration jaune d'or ou jaune ambré; celui du cheval est plus citrin.

Malgré toutes les précautions employées, les tubes de sérum ainsi recueilli renferment toujours des bactéries provenant de l'air, des poils, etc. Il importe de les stériliser. L'ébuUition ne saurait être employée ici, elle rendrait le sérum tout à fait opaque. Il faut donc recourir au mode de stérilisation par chauffage discontinu imaginé par ïyndall. On place les tubes dans une étuve réglée à 58°, quatre jours de suite, pendant trois heures par jour. Dans l'intervalle, on maintient les tubes à la température de 20° pour favoriser la germination des spores qui n'ont pas été tuées par la chaleur de S8°. Quand cette opération aura été répétée pendant quatre ou cinq jours, le sérum sera stérilisé.

Pour juger de l'efficacité de la stérilisation, il est bon de placer les tubes pendant quelques jours dans une étuve à 37°; on rejettera ceux qui se troubleront.

haut et de 8 à 10 centimètres de large, fermées par un bouchon de verre. Il arrive souvent que le caillot occupe tout le diamètre de l'éprouvette en englobant le sérum, qui est alors difficile à recueillir. Il vaut mieux se servir de cristallisoirs en verre de Bohème, d'une contenance de deux litres environ et recouverts d'un couvercle (fig. 15). Ces cristallisoirs devront être stérilisés à l'autoclave, de préférence à la chaleur sèche. Lorsqu'on les stérilise de cette dernière façon, le sang, au lieu de se coaguler en formant ua caillot au centre du vase, adhère souvent aux parois qui sont sèches, et on recueille alors une quantité de sérum beaucoup moindre. (Voir : R. Wurtz, Technique bactériol. Encyclop. scient, de Léauté, p. 57.)

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