‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 136 sur 689 · ASPECT DES CULTURES SUR SÉRUM · texte numérisé non relu

ASPECT DES CULTURES SUR SÉRUM

Les débutants doivent être prévenus que, même en se conformant à toutes ces prescriptions dont aucune n'est à négliger, ils ne peuvent pas s'attendre à réussir à tout coup ; il faut ensemencer un assez grand nombre de tubes de sérum, et se féliciter si quelques-uns donnent ll&r\iilfclili des cultures.

De même les deuxièmes et même les troisièmes cultures sur sérum ne sont pas toutes fécondes ; bon nombre de tubes ensemencés ne présentent aucun développement, et les tubes fertiles continuent à ne donner que des colonies petites et isolées. Dans les nombreux essais de culture auxquels je me suis livré, avec Gamaleia, ce n'est qu'à partir de la quatrième ou bien de la cinquième génération que la culture s'est effectuée d'une façon plus régulière, plus rapide et plus abondante. Il y a là un phénomène d'acclimatement sur lequel nous avons beaucoup insisté et qui domine toute l'histoire de la culture du bacille de la tuberculose \

Les cultures subséquentes, ainsi obtenues, ne se composent pas seulement d'écaillés isolées, mais de colonies confluentes; toute la surface du sérum est recouverte d'une couche mince et sèche, parsemée de petites saillies (fig. 17). Comme le fait remarquer Koch, les bacilles, en se multipliant, ne se développent pas en profondeur, mais toujours en surface, et en faisant en quelque sorte cheminer la membrane déjà formée à la surface du sérum. Ce fait est surtout remarquable quand la membrane est arrivée au niveau de la couche liquide amassée au fond du tube; elle ne pénètre pas dans cette couche, mais s'étale à sa surface; habituellement même elle remonte de quelques millimètres sur la face opposée du tube de verre, sous la forme d'une pellicule blanchâtre.

Fig. 17. — Ciilturo do tuljerculoso (humaine) sur sérum solidifié.

■1. Straus et Gamaleia, Recherches expérimentales sur la tuberculose; la tuberculose humaine, sa distinction do la tuljerculose des oiseaux (Ai-ch. de méd. expér. et d'anal. iKilhoL, \m, t. 3, p. 457).

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