ACTION DE LA CHALEUR
la température ordinaire furent placés dans une étuve sèche à 100° et, maintenus à cette température pendant une heure, purent encore provoquer la tuberculose chez les cobayes ; ces auteurs n'ont pas recherché au bout de combien de temps la chaleur sèche de 100° arrive à détruire le bacille. Des crachats tuberculeux préalablement desséchés furent soumis à l'action du courant de vapeur d'eau à 100° pendant quinze minutes; sur 3 cobayes inoculés avec ces crachats, 2 devinrent tuberculeux. Un séjour de trente minutes dans la vapeur d'eau à 100° abolit complètement la virulence de ces crachats. Des crachats frais, non desséchés, soumis pendant quinze minutes à la vapeur d'eau H 100° devinrent complètement inoffensifs. La désinfection par la chaleur humide des crachats frais semble donc s'effectuer plus facilement que celle des crachats desséchés.
Des crachats tuberculeux contenus dans un ballon en verre à la dose d'environ 7 ce. furent soumis à l'ébullition, sur un bec de Bunsen, pendant 2, 5 et 10 minutes; puis on en inocula 1/2 ce. dans le péritoine de cobayes. Les animaux ayant reçu les crachats bouillis pendant deux minutes seulement contractèrent la tuberculose ; les autres restèrent sains ; une ébullition de cinq minutes suffît donc à détruire la virulence des bacilles dans les crachats.
Vœlsch répéta ces expériences avec des résultats en apparence contradictoires. Ses recherches ont été faites avec des produits tuberculeux provenant du lapin, broyés et délayés dans de l'eau, avec des cultures pures du bacille sur sérum également en suspension dans de l'eau et enfin avec des crachats de phtisiques. Ces divers produits furent soumis à une ébullition ou bien à deux ébullitions successives, puis inoculés à des lapins. Les animaux furent sacrifiés au bout de la jours, « le manque de temps, dit l'auteur, ne lui permettant pas de garder les animaux plus longtemps ni d'attendre le développement de la tuberculose généralisée ». Dans tous les cas, il trouva les organes internes sains, mais un abcès caséeux au point d'inoculation, contenant des bacilles. Il en conclut que l'ébullition subie une fois ou même deux fois de suite ne détruit pas la virulence du bacille de la tuberculose. Appréciant la virulence de la substance inoculée d'après les dimensions variables du nodule développé au point d'inoculation, il conclut encore que l'ébul-