‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 165 sur 689 · SUR LES CULTURES DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

SUR LES CULTURES DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE

lition deux fois répétée afTaiblit la virulence, sans la supprimer.

Ces conclusions ne peuvent plus être acceptées, maintenant que nous savons que les bacilles de la tuberculose morts développent, au point d'inoculation, un abcôs caséeux (Koch, Prudden et Hodenpyl) ; Gamaleia et moi avons montré que les bacilles de la tuberculose soumis, non pas seulement à une ou à deux ébullitions momentanées, mais au séjour à l'autoclave à 115° à 120°, ou à 130° pendant un grand nombre d'heures sont encore susceptibles de provoquer des abcès au point d'inoculation et que ces bacilles se retrouvent dans le pus, avec leur réaction colorante caractéristique. Vœlsch, en provoquant ainsi une lésion caséeuse locnle, sans aucune généralisation, opérait donc, sans s'en douter, avec des bacilles tuberculeux morts. Nous n'en voulons pour preuve que le fait qu'il signale luimême : un lapin inoculé avec des crachats chauffés comme il vient d'être dit fut exceptionnellement conservé en vie pendant 42 jours. A l'autopsie, on ne trouva, comme chez ceux qui étaient tués au 15" jour, qu'un abcès au point d'inoculation, sans aucune généralisation tuberculeuse, alors qu'un lapin témoin, inoculé avec les mêmes crachats non chauffés, présentait des lésions tuberculeuses généralisées des viscères. Les expériences de Vœlsch n'établissent donc pas, comme il le croyait, que le bacille de la tuberculose puisse demeurer vivant et virulent après avoir été soumis une ou deux fois à l'ébullition *.

Les recherches de Yersin ont été faites avec une vieille culture du bacille dans du bouillon glycériné; beaucoup de ces bacilles présentaient très nettement ce qu'on prenait alors pour des spores. Il aspirait dans des tubes effilés un peu de cette culture et après avoir fermé ces tubes à la lampe, il les plongeait dans un bain-marie dont la température était bien réglée. Après chauffage pendant un temps déterminé, on semait le contenu du tube dans du bouillon glycériné. La quantité de matière chauffée ainsi est très petite, et, comme elle est contenue dans une effilure très fine, elle prend rapidement la température du bain-marie et est chauffée également dans tous les points. Pour éprouver la vitalité des bacilles, Yersin substitue

1. VoELscH, Zur Frage nach der Tenacitàt der Tuberkelbacillen [Ziegler's Bei~ trdge zur pathol. Anat. 1888, Bd 2, p. 239), .

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