‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 180 sur 689 · SPÉCIFIQUE DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

SPÉCIFIQUE DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE

peu active du reste, qui injectée sous la peau des lapins provoque une élévation de la température. Ces inoculations ne sont pas immédiatement suivies d'effet. L'odeur particulière « de fruit » des cultures de tuberculose tiendrait à un alcool, qui n'est pas l'alcool éthylique.

Bouveault a fait des analyses chimiques comparatives du bouillon glycériné, avant et après la culture du bacille de la tuberculose aviaire. Il a constaté qvie le bacille consomme, comme aliment non azoté, surtout la glycérine et laisse presque intact le sucre. Pour ce qui est des principes azotés du bouillon, ils seraient d'autant plus facilement assimilés par le bacille qu'ils sont plus simples et que l'ammoniaque ou une aminé peut en être dégagée plus facilement. L'ammoniaque, la créatine et la créatinine ne se retrouvent plus dans le bouillon après la culture ; la sarcosine au contraire et les diverses matières albuminoïdes du bouillon (gélatine, peptone) se retrouveraient presque intactes'.

Les recherches chimiques de Th. Weyl ont porté sur des cultures de tuberculose humaine sur gélose glycérinée. Ces cultures, détachées de la gélose, sont traitées à chaud par de la lessive de soude diluée. Il en résulte un mélange jaunâtre, trouble, dans lequel flottent de petits grumeaux blanchâtres. Par refroidissement, le liquide se prend en une gelée trouble, formée de deux couches; la couche supérieure ressemble à s'y méprendre à de la gélose qui a fait prise ; la couche inférieure est formée par le dépôt de flocons blancs. La couche supérieure, détachée de l'inférieure avec la spatule, est dissoute dans de l'eau chaude additionnée d'un peu de lessive de soude et filtrée à chaud à travers un filtre double de papier très épais ; puis on laisse le liquide faire prise lentement par refroidissement. En répétant à trois reprises ce traitement, on obtient une séparation complète de la couche gélatineuse et de la couche blanche.

La couche floconneuse, blanche, examinée au microscope, est formée de membranes irrégulièrement plissées; elle contient du carbone, de l'hydrogène, de l'azote et du soufre. Elle est insoluble

1. Bouveault, Etudes chimiques sur le bacille de la tuberculose aviaire (Thèse de Paris, 1892).

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