PROCÉDÉS EMPLOYÉS POUR TUER LES BACILLES
sion assez épaisse des bacilles de la tuberculose, tués par le séjour à l'autoclave à 110°, un empâtement se développe lentement au lieu de l'injection ; l'animal continue à se bien porter. Au bout de quelques semaines, l'abcès s'ouvre, donnant issue à du pus crémeux. Ce pus contient des bacilles colorables par les réactifs appropriés. Les abcès ainsi provoqués ont peu de tendance à se fermer: plusieurs mois après leur ouverture, on fait encore sourdre du pus par la pression. Les ganglions correspondants (ceux de l'aine quand l'injection a été faite à la face interne de la cuisse) sont normaux, parfois augmentés de volume et hyperémiés, mais ne renferment pas de pus ni de tubercules; aucune lésion tuberculeuse dans les viscères. Les lésions se bornent donc à un abcès à l'endroit de l'injection.
Un certain nombre de cobayes, porteurs d'un ou de plusieurs de ces abcès, ont vécu pendant deux à trois mois sans présenter aucvm phénomène morbide et sans maigrir. Plusieurs sont morts sans amaigrissement bien prononcé et sans lésions appréciables; d'autres, dans un état de cachexie plus ou moins accusée.
L'injection sous-cutanée de bacilles morts, chez le lapin, provoque également un abcès. Cet abcès a moins de tendance à s'ouvrir spontanément que chez le cobaye.
Les résultats qui viennent d'être exposés ont été obtenus par Gamaleia et moi principalement en employant des cultures de tuberculose humaine tuées par un court séjour à l'autoclave. Les mêmes résultats s'observent lorsque les bacilles ont été soumis à une ébullition prolongée pendant plusieurs heures, au séjour à l'autoclave à 120° ou à 130° pendant une heure, plusieurs jours de suite (dix jours). Il en est de même si on fait bouillir les bacilles dans la solution colorante de Ziehl. Les bacilles tuberculeux tués par l'exposition pendant cinq jours aux rayons du soleil d'été présentent les mêmes particularités. Il en est de même des cultures tuées par la chaleur sèche (120" à 140°) pendant plusieurs heures; celles-ci cependant semblent douées de propriétés pathogènes moins actives. Ces mêmes propriétés se retrouvent, tout entières, pour les bacilles tués, après dessiccation préalable, par le séjour prolongé et l'épuise- Tuent dans l'éther. Les bacilles soumis plusieurs jours de suite,