‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 249 sur 689 · TRANSMISSION DE LA PHTISIE HUMAINE AUX BOVIDÉS · texte numérisé non relu

TRANSMISSION DE LA PHTISIE HUMAINE AUX BOVIDÉS

cette manière de voir ne repose pas sur des données bien solides. Bang croit aussi avoir remarqué que la tuberculose bovine est relativement rare dans certains districts de Danemark où la phtisie de l'homme est elle-même peu fréquente ; il rappelle que la pommelière est à peu près inconnue en Islande, où la tuberculose est également très rare chez l'homme; toutefois, il se garde bien d'établir un rapport direct entre les deux affections; il rappelle notamment que la tuberculose bovine était presque ignorée en Danemark à la fin du siècle dernier et au commencement de ce siècle, alors cependant que la phtisie chez l'homme y était sans doute aussi fréquente qu'aujourd'hui. Bang ne pense pas que la transmission de la maladie de l'homme aux animaux domestiques s'effectue fréquemment. Cependant il cite quelques faits où les choses semblent s'être passées de cette façon. « Un homme digne de foi, dit-il, m'a raconté que dans une ferme considérable, où la tuberculose n'avait jamais été observée, survint un domestique phtisique qui avait l'habitude de projeter son expectoration dans le fourrage. Peu à peu, la plupart des vaches furent atteintes de phtisie et en moururent. — Dans une ferme de 25 vaches, où la maladie n'avait jamais apparu auparavant, elle se manifesta avec violence pendant deux à trois ans, après l'arrivée d'un valet d'écurie phtisique, toussant et crachant dans l'étable. — Une porcherie de 80 porcs, parfaitement bien tenue, était demeurée saine jusqu'en 1885; cette année survint un valet phtisique, qui toussait et crachait beaucoup. 11 demeura pendant quelque temps à la ferme et fut renvoyé mourant chez lui; quelque temps après, la maladie éclata parmi les porcs et en frappa un grand nombre'. »

Nous exposerons plus loin, au chapitre XVII, avec les détails que la question comporte, le danger qui résulte pour l'homme de l'usage de la viande et du lait des animaux tuberculeux, ainsi que les mesures propres à écarter ce danger. Jusqu'ici on s'est presque exclusivement contenté de sévir plus ou moins rigoureusement contre la vente des viandes provenant des animaux tuberculeux. Mais dans aucun pays on n'a encore eu recours à des mesures directes destinées à combattre et à éteindre la tuberculose bovine. Les propriétaires sont à peu près abandonnés à eux-

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