‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 261 sur 689 · SYMPTOMES DE LA TUBERCULOSE DU CHEVAL · texte numérisé non relu

SYMPTOMES DE LA TUBERCULOSE DU CHEVAL

Les symptômes de la tuberculose chez le cheval sont loin d'être caractéristiques. L'incapacité au travail, l'essoufflement au moindre effort, sans lésion capable d'expliquer cette impotence fonctionnelle, l'amaigrissement rapide, malgré la persistance de l'appétit, sont des signes qui peuvent faire soupçonner le mal. Nocard a mentionné une pdlyurie abondante dans onze cas de tuberculose abdominale qu'il a eu occasion d'observer. La quantité d'urine dépassait trois ou quatre fois le chiffre normal; il y avait augmentation do la proportion d'urée et d'acide uriquc, acide qui fait défaut dans l'urine normale des herbivores, et diminution considérable ou disparition de l'acide hippurique, si abondant d'ordinaire. Nocard attache une grande importance diagnostique à la constatation de cette polyurie, comme signe de la tuberculose abdominale chez le cheval. En même temps, on peut observer une élévation irrcgulière de la température de 1° àl°,S, des troubles do la digestion, du météorisme, de la diarrhée; l'exploration rectale peut augmenter les probabilités du diagnostic en permettant de constater la présence d'une tumeur volumineuse à la région sous-lombaire; dans la dernière période delà maladie, on peut percevoir, à l'auscultation, de la rudesse du murmure vésiculaire et quelques crépitations à l'inspiration; la percussion ne révèle presque jamais rien de bien appréciable; Tels sont les symptômes, en somme assez vagues, de la forme abdominale de la tuberculose équine.

Dans la forme pulmonaire, on remarque une toux sèche, quinteuse, de la dyspnée, parfois de la matité à la percussion du thorax, surtout s'il existe en même temps un épanchement pleurétique; l'auscultation ne donne des signes vraiment importants que quand il existe des cavernes; il est rare que le jetage soit abondant et muco-purulent; dans ces cas, l'examen bactériologique et l'inoculation permettent facilement le diagnostic. L'emploi de la tuberculine pourra sans doute rendre de vrais services dans les cas douteux.

Les expériences d'inoculation et surtout d'ingestion relatées à diverses reprises dans cet ouvrage établissent que le porc a une grande réceptivité pour la tuberculose, principalement quand l'infection a lieu par la voie digcstive. Les statistiques des abattoirs confirment cette donnée de la pathologie

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