‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 273 sur 689 · TUBERCULES DU POUMON · texte numérisé non relu

TUBERCULES DU POUMON

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la relation anatomique avec examen bactériologique à l'appui'. Enfin, tout récemment, Cadiot a fait paraître une importante monographie sur la tuberculose du chien, portant sur 40 animaux tuberculeux observés parmi un total de 9000 chiens présentés en moins de deux ans (1891-1893) à la clinique d'Alfort (soit une proportion de 1 tuberculeux sur 125 malades) -. Grâce à ces derniers travaux de Jensen, d'Eber et surtout de Cadiot, on est maintenant en possession de documents suffisants pour esquisser une description de la tuberculose spontanée chez le chien.

Le chien, comme l'homme, paraît surtout s'infecter par la voie respiratoire ; en effet les organes frappés de préférence chez cet animal sont les poumons; sur 28 cas, Jensen a trouvé les poumons malades 49 fois,Eber 9 fois sur 11 cas et Cadiot 33 fois sur 40 cas. Les tubercules miliaires du poumon sont assez rares ; plus souvent on trouve des nodules caséeux, de la dimension d'un grain de chénevis à celle d'un pois, parfois de celle d'un œuf et au delà. Un aspect que revêt fréquemment la tuberculose pulmonaire chez le chien est celui d'une pneumonie lobulaire plus ou moins étendue, lisse, grisâtre, en voie de transformation puriforme et non caséeuse, rappelant la broncho-pneumonie grise de l'homme. C'est l'aspect que présentait le poumon dans le cas que j'ai observé dans mon laboratoire. Les foyers de bronchopneumonie tuberculeuse, à la suite de la fonte purulente, donnent souvent naissance à des cavernes remplies de masses puriformes. Les pneumonies caséeuses proprement dites sont relativement rares chez le chien. Les bacilles sont généralement très abondants dans le pus des tubercules et des cavernes, ainsi que dans le produit de raclage de ces dernières.

Le poumon d'un chien mis gracieusement à ma disposition par Cadiot était parsemé de granulations grises ; il présentait en outre une infiltration lobaire grise, lisse et des cavernules remplies de pus verdàtre. Ce pus, ainsi que le frottis du poumon, était riche en bacilles. Chez cet animal, la trachée était saine; les ganglions bronchiques étaient formidablement tuméfiés et totalement caséeux. Le foie offrait à la surface et dans l'intérieur des tubercules jaunâtres de la grosseur d'un

1. Eber, Beitragzur Kenntniss der Tuberculose bei Hund und Katze {Deutsche Zeilschr. f. Thiermedicin, 1893, Bd 17, p. 129).

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