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TUBERCULOSE PLEURALE DU CHIEN

grain de mil à un pois. Il y avait quelques tubercules sur le péricarde et l'épicarde. Les, ganglions mésentériques étaient caséeux; quelques tubercules siégeaient dans la substance corticale des deux reins; l'estomac et les intestins étaient normaux. Ce chien appartenait à un ouvrier tuberculeux depuis 6 ans; l'animal paraissait malade depuis 6 mois.

Les ganglions lymphatiques de la cavité thoracique, en particulier les ganglions bronchiques et médiastinaux, sont très fréquemment atteints : dans la moitié des cas, d'après Jensen. Quelquefois l'altération est tellement accusée qu'ils sont transformés en des tumeurs très volumineuses, lardacées, à centre plus ou moins ramolli. La caséification proprement dite des ganglions fait généralement défaut; il s'agit plutôt d'une sorte de coUiquation du tissu, qui le transforme en un magma laiteux, comparable au contenu d'un kyste (Jensen). Ces tumeurs ganglionnaires englobent la trachée, la naissance des bronches et les gros vaissaux de la base du cœur.

Les deux grandes séreuses pleurale et péritonéale sont très fréquemment envahies : dans la moitié des cas, d'après Jensen; sur un total de 40 chiens, Cadiot a trouvé la plèvre tuberculeuse dans 13 cas; le péritoine et l'épiploon dans 12 cas. La tuberculose pleurale, chez le chien, rappelle l'aspect de la plèvre atteinte de pommelière; on y trouve, au milieu d'un tissu conjonctif lâche de nouvelle formation, des nodules plus ou moins nombreux, isolés ou agminés en tumeurs plus volumineuses. Le processus s'accompagne fréquemment d'unépanchement séreux ou séro-purulent, dont la virulence tuberculeuse est rendue évidente par l'inoculation, et dans lequel l'examen bactériologique permet le plus souvent de constater la présence de bacilles. D'après Cadiot, la plupart des épanchements pleuraux, chez le chien, seraient de nature tuberculeuse. En général, les lésions de la tuberculose pleurale sont beaucoup plus accusées sur le médiastin et sur le feuillet pariétal que sur la plèvre viscérale ; souvent le médiastin, grossi à l'excès, est devenu méconnaissable ; avec les ganglions hypertrophiés, il forme entre les lobes pulmonaires plusieurs masses volumineuses, irrégulières, couvertes de fines végétations, masses simulant des néoplasies cancéreuses ou sarcomateuses, criant sous le scapel, et dont la coupe lardacée, fibreuse, est criblée de petits tubercules et d'îlots ramollis, caséeux ou cré-

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