NE SERAIENT UUE DES VARIÉTÉS D'UNE MÊME ESPÈCE
sion de poumon tuberculeux humain, l'autre avec de la culture de tuberculose humaine. Elles furent sacrifiées trois mois après, en excellente santé apparente, et présentèrent l'une et l'autre des tubercules au point d'inoculation, dans le foie et la rate. Une troisième poule, inoculée avec les produits tuberculeux triturés' d'une des poules précédentes et sacrifiée trois mois après, était également tuberculeuse. — Voilà, il faut le reconnaître, une série singulièrement heureuse : 3 inoculations et 3 résultats positifs !
Une poule ingère, en huit jours, 150 grammes de poumon tuberculeux humain ; les produits tuberculeux sont introduits par force dans le gosier; la poule est sacriiiée cinq mois après; l'intestin et la rate sont sains; le poumon contient une grosse masse caséeuse riche en bacilles; quelques tubercules souscutanés. Une autre poule ayant mangé des poumons tuberculeux de bœuf, sacrifiée au bout de cinq mois, se montra indemne, sauf quelques tubercules disséminés dans le tissu conjonctif sous-cutané pectoral.
Courmont et Dor inoculèrent aussi des cultures aviaires entretenues sur agar glycériné depuis trois ans à des cobayes et à des lapins. Tous les lapins et les cobayes inoculés dans le péritoine ont offert une généralisation tuberculeuse aussi intense que possible; les animaux inoculés dans la cuisse, même avec des doses énormes, se sont montrés absolument réfractaires à l'infection. Courmont et Dor supposent qu'ils avaient affaire à une culture « très atténuée ». Cette même culture, introduite dans la veine de lapins, à des doses variant de quatre gouttes à un demi-centimètre cube, provoqua, au bout de six à sept mois, chez quelques-uns de ces lapins, des tumeurs blanches multiples, sans tuberculose viscérale; les autres lapins n'ont jamais présenté de lésions tuberculeuses.
Avec des cultures provenant des tumeurs blanches ainsi provoquées, Courmont et Dor procédèrent à de nouvelles expériences. Chez les lapins injectés dans le sang, on obtenait le type septicémique de Yersin, sans tubercules apparents, quand la mort arrivait au bout de 13 à 20 jours; si la survie avait été plus longue, l'autopsie révélait une généralisation tuberculeuse. Les inoculations sous-cutanées demeurèrent sans effet; les inoculations intra-péritonéales provoquèrent quelquefois des lésions tuberculeuses.