RÉCAPITULATION DES PRINCIPAUX
tuberculeux d'origine humaine, porcine et bovine, dans les muscles, le péritoine ou dans les veines, ils résistèrent également. Nocard cette fois apportait donc de nouvelles expériences montrant l'extrême résistance des oiseaux de basse-cour à la tuberculose des mammifères; il évitait cependant de se prononcer sur le fond de la question, sur la différenciation des deux bacilles'.
En 1892, Maffucci lit paraître un nouveau travail, confirmant et étendant ses recherches antérieures. L'expérimentateur italien insiste à nouveau sur les caractères distinctifs des deux bacilles, qu'il résume ainsi : « Le bacille de la tuberculose aviaire se distingue de celui de la tuberculose des mammifères par un certain nombre de caractères dont les principaux sont les suivants : le bacille aviaire ne provoque pas la tuberculose chez le cobaye; il détermine exceptionnellement une tuberculose généralisée chez le lapin; les cultures aviaires sur les différents milieux nutritifs ont un autre aspect que celles de la tuberculose des mammifères; la température à laquelle s'effectue le développement du bacille aviaire est de 35" à 45° ; cultivé à la température de 45° à 50°, le bacille aviaire présente des formes allongées, épaisses et ramifiées; le bacille aviaire peut conserver pendant deux ans son pouvoir végétatif et pathogène ; les tubercules provoqués chez la poule parle bacille aviaire sont privés de cellules géantes'-.
« Le bacille de la tuberculose des mammifères se distingue du bacille aviaire par les particularités suivantes : il provoque la tuberculose chez le cobaye et le lapin, mais non chez la poule; les cultures ont un aspect différent de celles du bacille aviaire; la culture du bacille humain s'effectue activement de 30° à 40°; l'aspect morphologique du bacille n'est pas modifié par la culture à 43°-45°; placé à 45°, il perd au bout de quelques jours ses propriétés végétatives. Sa végétabilité et sa virulence ne dépassent guère la durée d'un an. Le tubercule provoqué par le bacille des mammifères possède presque toujours des cellules géantes. Tous ces caractères distinctifs sont persistants;
1. Nocard, Discussion sur la tuberculose des voluilles (BM/fe</« de ta Soc. cent, veterin., 1891, p. 110).
2. Nous avons vu que cette proposition est loin d'avoir une valeur absolue et que l'on peut observer des cellules géantes types dans les tubercules des oiseaux.