‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 364 sur 689 · INFLUENCE DE LA DÉCOUVERTE DE VILLEMIN · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA DÉCOUVERTE DE VILLEMIN

cette contagion ne sont pas nombreux, surtout ils n'ont pas été réunis. Chaque médecin en possède deux, trois, quatre, cinq dans sa mémoire; mais si l'on se donnait la peine de rassembler tous ces faits épars, on arriverait à un résultat d'une certaine valeur. » Hérard se prononce dans le même sens : « Depuis que mon attention a été appelée sur ce point important, dit-il, j'ai eu l'occasion de rencontrer des exemples qui m'ont fortement impressionné dans le sens des idées contagionnistes. »

Bientôt des observations se produisirent, isolées d'abord, puis groupées et de plus en plus démonstratives en faveur de la contagion. Guibout présenta à la Société médicale des hôpitaux quatre observations de maris phtisiques, dont les femmes, bien portantes auparavant et sans antécédents héréditaires, devinrent phtisiques à leur tour. Vialettes', Roustan signalèrent des faits où la transmission de la tuberculose par contagion familiale était presque évidente. Bergeret (d'Arbois), dans un mémoire qui frappa vivement l'attention, signala la fréquence de la phtisie dans les campagnes et dans les petites localités et publia 13 observations de transmission de la phtisie pulmonaire, les cas les plus nombreux se rapportant à la contagion d'un époux à l'autre. « Les médecins des grandes villes, dit Bergeret, ne sont pas dans une situation aussi favorable que ceux des petites localités pour suivre les maladies contagieuses pas à pas, d'un sujet à un autre, et étudier facilement les allures qu'elles prennent dans leur évolution. 11 y a dans les grandes villes un mouvement si considérable dans la population et, si je puis m'exprimer ainsi, un si grand pêle-mêle, qu'il doit rompre fréquemment le fil conducteur destiné à guider l'observateur dans le dédale des maladies contagieuses. Il n'en est pas de même dans les petites localités : l'observateur peut y suivre aisément la marche des maladies contagieuses, sans jamais en perdre la trace". » L'instigateur de tout ce grand mouvement, Villemin, communiqua à son tour quelques observations déposant en faveur de la transmissibilité de la phtisie'. Gompin,

1. Vialettes, Etude cliniquç sur les causes et le traitement de la phtisie pulmonaire {Thèse de Montpellier, 1866).

2. Bergeret (d'Arbois), La phtisie pulmonaire dans les petites localités [Annales d'hyg. publ. et de méd. légale, 1867, t. 28, p. 312).

3. Villemin, De la prophylaxie de la phtisie pulmonaire [Union médicale, 1868, p. loO). ■ . .

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