‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 366 sur 689 · SUR LA CONTAGIOSITÉ DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

SUR LA CONTAGIOSITÉ DE LA TUBERCULOSE

clurc que la tuberculose se transmet plus souvent par contagion du mari à la femme que de la femme au mari. La prédominance en faveur de la contagion du mari à la femme est même assez considérable... Par la nature même de leurs occupations, les femmes sont moins souvent appelées au dehors que les hommes, elles vivent beaucoup chez elles, et par conséquent demeurent plus longtemps au sein du foyer d'infection et renouvellent moins souvent l'air qui est appelé à passer dans leurs poumons ; enfin les femmes apportent dans les soins qu'elles donnent aux malades plus de dévouement, d'assiduité et, qu'on nous permette ce mot, plus d'intimité que les hommes : autant de causes qui justifient la facilité plus grande avec laquelle elles peuvent être contagionnées.

« L'âge n'est pas sans exercer une certaine influence et il ressort de l'étude des faits que les individus jeunes, quelque soit leur âge, sont plus accessibles à la contagion. Il n'y a là rien du reste d'exceptionnel, et personne n'ignore que les gens âgés sont moins aptes que les personnes jeunes à contracter, les maladies contagieuses. Aussi doit-on considérer comme fort louable le conseil que donne Bergeret de faire autant que possible soigner les phtisiques par des personnes âgées. Mais il faut savoir aussi que ces personnes ne sont pas toujours mises, par le seul fait de leur âge, à l'abri de la contagion

«Y a-t-ilune période de la maladie où celle-ci soit particulièrement apte à se transmettre à un individu sain? On peut répondre, sans crainte d'être démenti par les faits, que, dans la majorité des cas, c'est à une période avancée que la contagiosité produit ses redoutables effets : on voit en effet dans presque toutes les observations que c'est ou pendant les derniers temps de la vie du malade, ou peu après sa mort que le sujet primitivement sain commence à présenter des signes de tuberculisation ; mais cette règle n'est pas absolue, dans plusieurs cas on a vu un individu présentant uniquement des signes de début communiquer néanmoins la maladie... Quant au mode suivant lequel s'effectue la contagion, il est probable que des particules provenant des divers produits d'élimination du sujet malade (air expiré, crachats, et peut-être sueurs) se trouvent en suspension dans

1. De Musgrave Clay, Etude sur la contagiosité de la phtisie pulmonaire {Thèse de Paris, 1879, p. 99).

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