‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 367 sur 689 · EXEMPLES CARACTÉRISTIQUES DE CONTAGION · texte numérisé non relu

EXEMPLES CARACTÉRISTIQUES DE CONTAGION

l'atmosphère de Fappartement et sont introduites par la respiration dans les poumons de l'individu sain. »

Pour donner au lecteur une idée plus précise des faits cliniques dont il vient d'être question, je citerai, en les résumant, quelques observations :

Jean A..., issu de parents phtisiques, se marie à Antoinette A..., très saine, sans antécédents héréditaires. Rientôt éclatent chez Jean A... les signes de la phtisie; il meurt; sa femme se remarie, succombe ensuite phtisique, après avoir transmis la maladie à son second mari. Là ne s'arrêtent pas les désastres; dans les derniers mois de sa maladie, Antoinette avait réclamé les soins d'une de ses nièces, Marguerite M..., mariée à Joseph R..., indemne de toute maladie, issue elle-même de parents sains. Marguerite M... succombe phtisique, transmet la maladie à son mari, Joseph R... qui en meurt (Vtalettes, thès.e citée, p. 79).

Une famille de cultivateurs se compose du père, de la mère et de trois garçons, de constitution vigoureuse, sans tare héréditaire. L'aîné des fils devient soldat et contracte la phtisie au régiment. Il retourne au village, sa mère le soigne, elle devient phtisique; le fils cadet, le fils puîné, le père lui-même subissent tous le même sort successivement. Le père est soigné par une voisine charitable qui devient phtisique et communique la maladie à son mari (Rkrgeret, mém. cité).

Une jeune fille issue d'une famille robuste, composée du père, de la mère, d'un garçon et de deux autres filles, abandonne son village pour aller soigner une jeune phtisique qu'elle ne quitta pas un instant, pendant im mois. Rentrée dans sa famille, elle meurt de phtisie. Sa sœur puînée la soigne ; c'était un type achevé de grosse paysanne vigoureuse ; elle est atteinte du mal et y succombe. La phtisie s'arrêta là dans cette famille, parce qu'on fit isoler la deuxième malade ; on avait soin de la faire cracher dans un vase clos et on entretenait du feu nuit et jour dans la cheminée, afin que l'air fût constamment renouvelé (Rergeret, ibid.).

Une jeune fille rentre dans sa famille avec une phtisie contractée dans un pensionnat et dont elle meurt. Elle était l'aînée; la sœur qui la suivait hérite de sa chambre et de sa garde-robe, elle meurt phtisique. La troisième fille, héritant encore de la chambre et des vêtements, succombe aussi phtisique. Les parents étaient d'une bonne santé et sont restés bien portants (ViLLEMiN, Union méd., 1868, p, 150).

Un homme de 26 ans, ayant eu plusieurs hémoptysies et d'autres symptômes pulmonaires, se marie avec une femme jeune, parfaitement portante et appartenant à une famille saine; elle meurt de phtisie quatre mois après son premier accouchement. Il se maria de nouveau, deux ans après, avec une jeune fille de 21 ans, bien portante, qui mourut de phtisie trois mois après son second accouchement. Il se maria une troisième fois, avec une fille robuste, sans antécédents héréditaires, qui mourut de tuberculose miliaire généralisée. Le mari mourut phtisique quelque temps après (H. Weber, lôc. cit.).

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