MALASSEZ : DISCUSSIONS SUR LA NATURE
térieur des vaisseaux. La cellule géante aurait pour origine la coagulation d'un plasma fibrineux dans lequel les cellules lymphatiques auraient été englobées et confondues et auraient proliféré d'une façon extraordinaire... Nous croyons pouvoir considérer les cellules géantes comme représentant un vaisseau dont la paroi et le contenu sont modiiiés par l'inflammation spéciale de la tuberculose. »
Malassez s'élève contre cette interprétation. Il rappelle que les cellules géantes se voient en si grand nombre et si rapprochées qu'elles se touchent presque et que par cela seul il est difficile d'admettre que ce soient autant de vaisseaux oblitérés. Les cellules géantes peuvent bien, sur des coupes, paraître assez régulièrement circulaires, à la façon de la section d'un vaisseau. Mais lorsqu'on a recours aux dissociations , on voit qu'elles possèdent des prolongements nombreux et si irréguliers qu'il est impossible de les rapprocher d'un vaisseau oblitéré. Dans un sarcome à cellules géantes étudié par lui et Monod, il put s'assurer que les cellules géantes avaient les caractères des cellules vaso-formatrices de Ranvier. Peut-être que pour la cellule géante du tubercule on peut admettre une origine analogue
Charcot et Gombault ne regardent pas la cellule géante comme formée par un élément cellulaire unique ayant pris des proportions excessives et poussé des prolongements dans toutes les directions; ils ne la considèrent pas non plus comme un caillot intra-vasculaire que l'endothélium en voie de prolifération entourerait d'une zone de noyaux. Pour eux, la cellule géante est constituée dans le principe par un amas d'éléments cellulaires tassés les uns contre les autres, comme on peut s'en assurer par la dissociation. Plus tard, les éléments constituant cette petite masse subissent une modification particulière, qu'on peut appeler vitreuse, qui amène la fusion des cellules, pendant que les noyaux de ces cellules entrent en prolifération active; enfin se produit la caséification qui procède du centre vers la périphérie de la cellule géante ^
Nous ne pouvons que souscrire encore aujourd'hui à l'opi-