‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 386 sur 689 · COMPLEXITÉ DU MÉCANISME DE L'INFECTION TUBERCULEUSE · texte numérisé non relu

COMPLEXITÉ DU MÉCANISME DE L'INFECTION TUBERCULEUSE

pi'oblèmes que soulève le pathogénie delà manifestation la plus commune de la tuberculose, je veux parler de la phtisie pulmonaire. A côté de l'intervention du microbe pathogène, élément primordial et qui domine tout, l'observation de tous les jours et les enseignements séculaires de la médecine nous montrent qu'il n'est pas de maladie infectieuse où l'intluence des causes secondes joue un rôle plus considérable que pour la tuberculose. Comment ces causes agissent-elles pour favoriser la pénétration du bacille et sa multiplication dans l'économie, tel est le problème qui s'impose actuellement au médecin et à l'expérimentateur; ce n'est qu'à ce prix que l'on parviendra à élucider la contagion dans ses modes multiples et en partie encore obscurs et mal définis; ce n'est qu'alors qu'il nous sera possible d'expliquer pourquoi, parmi des individus soumis en apparence aux mêmes causes de contagion, un tel est frappé tandis qu'un autre échappe.

Si le mécanisme de l'infection est encore environné de tant d'inconnues en ce qui concerne la forme la plus fréquente et la moins complexe de la maladie, la phtisie pulmonaire, les difficultés sont encore plus grandes quand il s'agit de l'interprétation des tuberculoses primitives des ganglions, des os, des articulations, du système nerveux, de l'appareil génito-urinaire, etc. Mais nous ne doutons pas qu'avec les progrès de nos connaissances sur la biologie du bacille, et par l'étude expérimentale approfondie de la maladie, ces problèmes ne trouvent à leur tour leur solution et que nous n'arrivions au déterminisme précis des différents modes d'infection et de contagion. Alors seulement l'étiologie de la tuberculose, illuminée dans ses grandes lignes par les découvertes de Villemin et de Koch, le sera également dans ses détails et dans ses particularités intimes; et l'on peut affirmer hardiment que cette notion fondamentale de la contagion, masquée encore et hésitante sur plusieurs points, ne s'en dégagera que mieux dans toute son évidence et toute sa plénitude.

La tuberculose est, de toutes les maladies, celle qui de beaucoup est la plus meurtrière pour l'espèce humaine. Sur une mortalité générale annuelle de 22 p. 1000 vivants, qui est celle des pays civilisés, 3 sur 1000 vivants succombent à la phtisie pul-

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