‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 427 sur 689 · QUE L'HÉRÉDITÉ DE LA PRÉDISPOSITION · texte numérisé non relu

QUE L'HÉRÉDITÉ DE LA PRÉDISPOSITION

qu'un des modes de transmission à côté de bien d'autres actuellement encore difficiles à préciser. Bref, étant donné les cas positifs de tuberculose fœtale mentionnés plus haut, je ne nie pas que la tuberculose ne puisse être héréditaire, mais je ne puis me défendre de la pensée que cette hérédité est probablement une éventualité rare et que, de toute façon, au point de vue étiologique, cette éventualité doit être absolument reléguée au dernier plan comparativement à l'infection extra-utérine. Mais si l'on se place à ce point de vue, les arguments tirés de l'hérédité en faveur de la prédisposition tuberculeuse perdent tout leur poids. Sans doute nous ne pouvons, dans chaque cas particulier, indiquer quand et comment l'infection a eu lieu; nos connaissances sur les conditions qui favorisent la fixation et la propagation du virus sont encore trop vagues ; toutefois tout nous invite à admettre qu'il est des périodes de la vie, telles que la dentition et la puberté, qui sont particulièrement aptes à favoriser un développement plus rapide de la maladie; c'est à cela sans doute que doit être ramenée, dans beaucoup de cas, l'explosion de la tuberculose dans le jeune âge *. «

Quand, quelques années plus tard, le virus tuberculeux se trouva matérialisé sous la forme du bacille de Koch, l'interprétation de l'hérédité tuberculeuse entra dans une phase nouvelle. On était désormais armé pour l'étude précise et expérimentale de cette grave question, et l'on pouvait serrer de plus près le problème : l'hérédité, telle qu'on l'observe en clinique, consistet-elle dans la transmission du germe morbide, du microbe pathogène, des parents au fœtus, ou n'est-elle que la simple transmission d'une prédisposition à contracter la maladie, pouvant se manifester plus ou moins longtemps après la naissance?

Koch, dans son mémoire, s'exprime de la façon suivante : « Pour ce qui est de la question si discutée de la tuberculose héréditaire, il n'existe pas défaits légitimant l'hypothèse d'après laquelle des bacilles tuberculeux pourraient exister dans l'organisme de l'enfant, pendant la vie intra-utérine ou extra-utérine, sans provoquer au bout d'un temps relativement court des lésions appréciables. Or, j usqu'à présent, la tuberculose n'a été

1. CoHNHEiM, Die Tuberkulose vom Standpunkte der Infectionslehre, 2" édit., 1881, p. 44.

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