TENTATIVES INFRUCTUEUSES
enfant, par piqûre sous-épidermique, à la p^eau du cou, au-dessous de l'apophyse mastoïde. Ces enfants n'en éprouvèrent aucun effet. « Que l'on répète quand on voudra, ajoute Kortum, ces innocentes expériences [experimenluld), je réponds qu'il n'en résultera aucvm dommage'. »
Hébréard, médecin de Bicètre, fit des expériences analogues sur des chiens. Il pratiqua avec du pus d'ulcères scrofuleux des frictions sur la peau intacte de ces animaux, il déposa ce pus sur des surfaces préalablement dénudées par un vésicatoire; enlin il l'insinua dans des plaies faites au bistouri; les animaux n'offrirent rien de particulier et les plaies se cicatrisèrent normalement ^
Dans une thèse d'agrégation, dont le titre déjà est significatif, Samade dit avoir inoculé fréquemment aux animaux la matière tuberculeuse et scrofuleuse, sans aucun résultat. « L'expérience, affirme-t-il, prouve que la phtisie n'est pas susceptible de se transmettre par l'inoculation. Nous avons fait, avec le célèbre Bichat, l'épreuve de l'inoculation du virus pulmonaire sur des animaux; il m'est aussi arrivé, en ouvrant le corps de pulmonaires, de me piquer avec rinstrument tranchant tout imprégné de pus, mais il ne m'en est jamais survenu d'accident'. »
Lepelletier (de la Sarthe) préleva du pus sur des individus « évidemment scrofuleux et dont un avait une phtisie tuberculeuse bien caractérisée » et l'introduisit sous la peau, dans les veines et dans l'estomac de cobayes; à l'ouverture des animaux, il ne constata « aucun engorgement scrofuleux, ni à l'intérieur ni à l'extérieur ». Il raconte qu'un de ses collègues, qu'il ne veut pas nommer, a vacciné plusieurs enfants avec du vaccin mélangé de pus puisé dans une tumeur scrofuleuse. La vaccine évolua normalement et sans manifestations consécutives de scrofule. Lepelletier ajoute qu'en 1816, il s'inocula à lui-même du pus de plusieurs scrofuleux, sans aucune suite; il en fut de même après qu'il se fut soumis à l'inoculation sous-épidermique de sérosité recueillie sous un vésicatoire appliqué à « un sujet écrouelleux et phtisique »
\. Kortum, Commenlarius de vitio scrofnloso. etc. Lcmgowiîe, 1789, t. 1, p. 218.
2. HÉHRKARD, Essai sur les tumeurs scrofulcuscs (Thèse de Pa)is, 1802).
3. Samahh, Dissertation qui sort à prouver que la plilisie pulmonaire n'est pus conlagieuse 'Thèse de Paris, 1805).
4. Lepelletier, Traité complet de la maladie scrofuleuse. Paris, 1830. — Cette