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TUBERCULOSE CONGÉNITALE

avons vu que des anatomo-pathologistes tels que Virchow, dont l'expérience est si vaste, disent n'avoir jamais observé de cas de tuberculose congénitale chez l'homme, et élèvent des doutes sur la validité des faits publiés sous ce nom. Môme actuellement, depuis plusieurs années que l'attention est dirigée sur ce point, le nombre des cas authentiques est encore assez restreint.

Les faits anciens de tuberculose congénitale relatés par divers auteurs, par Ancell, Langstaff, Husson, Chaussier, Dupuy, Laënnec, Andral, Lobstein, Scanzoni, Rilliet et Barthez sont trop peu détaillés et trop incomplets pour pouvoir être acceptés sans de grandes réserves.

Rayer, dans ses études de pathologie comparée, se montre frappé de l'extrême rareté des lésions tuberculeuses chez les fœtus et les nouveaux-nés. « L'homme, dit-il, et les animaux peuvent apporter en naissant une disposition héréditaire à la phtisie, mais on ne rencontre presque jamais de tubercules dans les poumons de fœtus ou de nouveaux-nés issus d'individus phtisiques... J'ai été dans le cas, depuis vingt ans, d'examiner les poumons d'un assez grand nombre de fœtus et d'enfants nouveaunés issus de phtisiques, et je n'ai jamais trouvé de tubercules dans ces organes pas plus que dans les poumons de plusieurs fœtus de vaches atteintes de pommelière. M. Baron, médecin de l'hôpital des Enfants-trouvés, qui chaque année examine les poumons d'un grand nombre d'enfants morts au moment de la naissance ou peu de jours après, m'a assuré qu'il n'avait jamais observé de tubercules chez les enfants âgés d'une ou deux semaines »

En 1873, Gharrin publia l'observation d'un enfant né d'une mère phtisique, à 7 mois et demi; l'enfant était mort trois jours après sa naissance. L'autopsie démontra l'existence de lésions tuberculeuses dans les ganglions mésentériques; nombreuses granulations miliaires sur le grand épiploon, dans la rate, le foie et les capsules surrénales ; dans les poumons la poussée tuberculeuse était très discrète-.

Berti, en 1882, fit connaître deux observations, dont une au

, l. Ra.yer, Étude comparative de la phtisie pulmonaire chez l'homme et chez les animaux {Arch. de méd. comp., t. i, 1843, p. 214).

2. Charrin, Tuberculose congénitale chez un fœtus de sept mois et demi {Lyon mec/îcai, 1873, vol. 13, p. 295). . .

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