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TUBERCULOSE PAR INHALATION

Sommaire. — Rôle des crachats desséchés des phtisiques dans la propagation de la tuberculose, déjà nettement indique par Villemin. — Tappeiner provoque expérimentalement la tuberculose par inhalation de poussières tuberculeuses.

— Expériences de Schottelius, de Bcrtheau, de Wcichselbaum, de Veraguth.

— Koch produit la tuberculose par inhalation de cultures pures pulvérisées. — Expériences de Thaon, Cadéac et Malet, Celli et Guarnieri, etc.

Recherches, dans l'air des locaux habités par des phtisiques, de germes tuberculeux. — Cornet montre que cet air peut charrier des poussières douées de virulence tuberculeuse. — Mes expériences établissant que le bacille virulent de la tuberculose existe souvent à l'intérieur des fosses nasales chez des individus sains, fréquentant des locaux occupés par des phtisiques. — Même enquête poursuivie chez des sujets ne vivant pas au contact habituel des phtisiques.

L'air expiré par les phtisiques ne contient pas de bacilles de la tuberculose ni d'autres bacilles.

Dissémination des germes tuberculeux par les mouches.

La localisation primitive, si fréquente chez l'homme, de la tuberculose sur l'appareil pulmonaire semble indiquer que, dans la plupart des cas, l'infection s'effectue par inhalation. Nous savons en effet que dans la tuberculose la lésion initiale siège généralement au point même qui a servi de porte d'entrée au virus. Cette règle, toutefois, n'est pas sans exception, et il peut arriver, chez les animaux, de voir des lésions pulmonaires prépondérantes se développer à la suite de l'inoculation souscutanée ou intra-péritonéale ou de l'ingestion de produits tuberculeux. Les poumons constituent donc une des localisations de prédilection du virus tuberculeux, quelle qu'ait été la voie de pénétration, et la phtisie pulmonaire n'implique pas, de toute nécessité, une infection par inhalation. Toutefois les recherches expérimentales ont montré que la contaniination

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