‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 477 sur 689 · L'INHALATION, MODE D'INFECTION PAK EXCELLENCE · texte numérisé non relu

L'INHALATION, MODE D'INFECTION PAK EXCELLENCE

fût presque transparent. 50 centimètres cubes de ce liquide furent pulvérisés pendant une demi-heure, trois jours consécutifs, dans la caisse oi^i se trouvaient 8 lapins, 10 cobayes, 4 rats et 4 souris. Après l'inhalation, les animaux furent mis dans des cages séparées et furent bien soignés. Quelques-uns d'entre eux présentèrent de la dyspnée au bout d'une dizaine de jours; 3 lapins et 4 cobayes moururent au bout de quatorze à vingt-cinq jours; les survivants furent sacrifiés vingt-huit jours après la dernière séance d'inhalation. Tous les lapins et tous les cobayes avaient les poumons parsemés de tubercules, d'autant plus volumineux que la survie avait été plus longue. Chez les animaux morts ou sacrifiés tardivement, le foie et la rate renfermaient également des tubercules. L'aspect des lésions pulmonaires rappelait tout à fait celui de la pneumonie caséeuse de l'homme, ou bien encore celui de la tuberculose spontanée du lapin ou du cobaye, ce qui semble bien indiquer que cette tuberculose est presque toujours provoquée chez ces animaux par inhalation. Les rats et les souris avaient les poumons farcis de granulations grises, dont plusieurs présentaient un centre blanc jaunâtre; mais la caséification était bien moins avancée que dans les poumons du cobaye et du lapin. La rate et le foie des souris et des rats contenaient de rares granulations grises. On sait que ces animaux sont, dans une certaine mesure, plus réfractaires que les autres rongeurs à la tuberculose et cependant aucun d'eux ne résista à l'infection par les voies respiratoires.

A l'exemple de Villemin, Koch n'hésite pas à déclarer l'inhalation comme étant le mode d'infection par excellence de l'homme. « Pour ce qui est des voies et moyens par lesquels le virus tuberculeux est communiqué des phtisiques aux individus sains, il ne saurait y avoir de doutes. Les malades projettent par les secousses de toux des particules de crachats qui se répandent dans l'air et subissent une sorte de pulvérisation. Or de nombreuses expériences ont établi que l'inhalation de crachats pulvérisés de phtisiques rend sûrement tuberculeux, non seulement les animaux réceptifs à la tuberculose, mais même ceux qui sont très réfractaires. 11 est donc permis d'admettre que lorsqu'un homme sain, placé au voisinage immédiat dun phtisique, inhale des particules de crachats expectorés, il peut

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