‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 483 sur 689 · PREMIÈRES RECHERCHES NÉGATIVES · texte numérisé non relu

PREMIÈRES RECHERCHES NÉGATIVES

que l'air y laissait déposer. Le liquide ainsi obtenu, inoculé à divers animaux, ne provoqua pas de lésions tuberculeuses

Baumgarten plaça devant un poêle non allumé, mais produisant un fort appel d'air, un certain nombre de tampons de ouate ; le plancher de la pièce fut souillé de liquide tenant en suspension des cultures du bacille de la tuberculose et des organes tuberculeux finement broyés. Ce liquide subit l'évaporation, laissant sur le sol une poussière infectante qui devait nécessairement être soulevée par le balayage et par les pieds des passants. Au bout de plusieui's semaines les tampons de ouate noircis par la poussière furent inoculés à des lapins, dont aucun ne devint tuberculeux. L'auteur en conclut que les germes de la tuberculose n'existeraient jamais, ou presque jamais, à l'état virulent, dans l'air, affaiblis qu'ils sont sans doute ou détruits par le fait de la dessiccation ^.

Cadéac et Malet firent condenser, sur les parois d'un bocal contenant un mélange réfrigérant composé de glace et de sel marin, la vapeur d'eavi de l'air d'une salle de phtisiques; la glace ainsi produite fut raclée et le liquide obtenu injecté dans le péritoine de cobayes. Sur douze expériences, deux donnèrent des résultats positifs \

Les expériences les plus nombreuses et les mieux instituées relatives à cette question sont dues à Cornet. Au lieu de faire porter son examen directement sur Fair des locaux habités par les phtisiques, ce médecin eut l'idée de recueillir les poussières qui couvrent les murs et les meubles de ces locaux, c'est-à-dîre toutes les particules solides qui, après avoir llotté dans l'air, se sont déposées en vertu de leur poids. Il avait soin de ne récolter que la poussière déposée dans des endroits hors de la portée de l'expectoration des malades, à l'abri du contact de leurs mains, etc. Il ramassait ainsi à l'aide d'une spatule ou d'une éponge stérilisée la poussière recouvrant les murs à une certaine hauteur, les tableaux, les horloges suspendues assez haut, les corniches, les traverses du lit tournées vers le mur, etc. Ce qu'il s'agissait en effet de mettre en évidence, ce n'est pas

1. Wehde, Ueber die Infectiositât von Ràumcn, welche von Phtisiker bewohnt werden {Disserf, inaug. Munich, 1884 : citation empruntée à Cornet).

2. Baumgarten, Lehrbuch der pathol. Mykologie, Bd 2, 1890, p. 618.

3. Cadéac et Malet, De la transmission de la tuberculose par l'air expiré et par l'atmosphère [Revue de médecine, 1887, p. 545).

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