‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 528 sur 689 · INGÉRÉS PAR LA VOIE DIGESTIVE · texte numérisé non relu

INGÉRÉS PAR LA VOIE DIGESTIVE

Sanderson émit des doutes siir le fait généralement admis qne la tuberculose mésentérique et intestinale des enfants en basàge serait le résultat de ralimentation par la viande ou le lait tuberculeux; il incline plutôt à croire qu'il s'agit là, comme pour la tuberculose des os et des articulations, de lésions congénitales.pouvant rester plus ou moins longtemps latentes.

Bang, en ce qui concerne la viande d'animaux tuberculeux, exprima l'avis que le tissu musculaire est un mauvais terrain pour la vie et la multiplication du bacille de la tuberculose. Une série d'inoculations qu'il fit avec du sang de vaches arrivées au dernier degré de la phtisie lui donnèrent 18 résultais négatifs et 2 positifs (10 p. 100). 11 pense que « la mesure consistant à saisir la viande de n'importe quel animal tuberculeux est excessive. Aussi longtemps que la tuberculose est nettement localisée, la viande n'otTre pas de danger. Celui-ci commence lorsque la maladie est généralisée, quoique là encore il ne paraisse pas très grand. 11 faudrait s'abstenir de manger de la viande crue ou nuil cuite. »

A la tête des partisans de la saisie totale se place Arloing. Partant de ce fait incontestable que, dans certains cas, quoique exceptionnellement, l'inoculation du sang et du suc musculaire d'animaux tuberculeux a causé la tuberculose, ce savant pense qu'il n'est pas permis de transiger avec les enseignements qui découlent de cette donnée scientifique. Il est absolument opposé aux pratiques de tolérance qui consistent à ne saisir, comme dangereuses, que les viandes des bœufs étiques et de ceux atteints de tuberculose plus ou moins généralisée, et à autoriser la vente de la viande des animaux en bon état de chair et de graisse. Il rappelle qu'on a vu des bœufs tuberculeux primés comme bœufs gras, et rien ne prouve, pense-t-il, que ces viandes de belle apparence soient moins virulentes que la viande des animaux étiques. Il ajoute que ces viandes très belles d'apparence sont peut-être plus dangereuses que les viandes maigres, car elles sont plus exposées à être mangées saignantes ou mal cuites. Arloing se prononce donc pour « V interdiction absolue de toute viande provenant d'un animal tuberculeux, quelle que soit la bonne qualité apparente de la viande, si limitées que soient les lésions tuberculeuses ». Les membres du Congrès de 1888,

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