CAS D'INFECTION IMPUTABLES AU LAIT
parence, né de parents sains, dont les familles, du côté du père et de la mère, étaient exemptes de toute trace héréditaire : l'enfant succomba au bout de quelques semaines aux suites d'une tuberculose miliaire des poumons, avec hypertrophie énorme des ganglions mésentériques. En pratiquant l'autopsie, on apprit que peu de temps auparavant les parents avaient fait abattre une vache que le vétérinaire de l'abattoir avait reconnue atteinte de phtisie pommelière. Cette vache était bonne laitière, et pendant longtemps le garçon avait bu de son lait aussitôt après la traite. »
Bang, à la suite d'une enquête qu'il a provoquée dans diverses localités du Danemark, relate un certain nombre d'observations analogues, dont je ne citerai que quelques-unes: « Un marchand dont les deux filles étaient atteintes de chlorose voulut leur faire boire du lait fraîchement recueilli du pis; il se procura une bonne vache et la nourrit abondamment. Elle devint néanmoins tuberculeuse et il dut la faire abattre. Une autre vache, qui prit la place de la première, contracta la pommelière à son tour, avec des lésions (probablement tuberculeuses) de la mamelle. Les deux filles moururent tuberculeuses à l'âge de 16 à 18 ans. Deux enfants plus jeunes de ces mêmes parents ont actuellement 20 et 24 ans, et sont bien portants. » — <(Une vache saine devint tuberculeuse après avoir été placée dans la même étable qu'une autre vache morte de tuberculose. Un enfant qui avait été presque exclusivement nourri avec le lait de ces deux vaches devint « scrofuleux » et mourut de tuberculose. » — « Un paysan de Silkeborg buvait volontiers du lait fraîchement trait. Il mourut de tuberculose, et presque en même temps une vache succombait à la même maladie dans son écurie, ainsi qu'un porc. Un autre paysan, buvant du lait, mourut de tuberculose : la maladie régnait parmi le bétail de sa ferme. » — « Un paysan possédait une vache, âgée de H ans, profondément atteinte de tuberculose du poumon et de la mamelle. Au dire du propriétaire, elle toussait depuis l'âge de 3 ans. Une autre vache, âgée de 3 ans, placée dans la môme écurie, était atteinte aussi de pommelière, mais à un moindre degré. La femme du paysan, bien portante jusque-là, devint tuberculeuse et mourut à l'âge de 45 ans. Peu après, sa fille devint malade et mourut, dans la même année, de la même affection. Ces