‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 550 sur 689 · VIANDE TUBERCULEUSE IMPUNÉMENT CONSOMMÉE · texte numérisé non relu

VIANDE TUBERCULEUSE IMPUNÉMENT CONSOMMÉE

deux morts se produisirent dans l'année où la tuberculose de la mamelle se manifesta chez la vache ; la mère et la fille avaient bu du lait de cette vache : le mari buvait de la bière et demeura bien portant. » — « Un médecin pei'dit de tuberculose ses deux enfants auxquels il avait fait boire du lait de sa propre vache, tuberculeuse; le père ni la mère, non plus que leurs parents, n'étaient tuberculeux'. » Ces faits, dont il serait aisé de multiplier les exemples, n'apportent pas, on le voit, de preuves certaines à l'appui de l'infection par le lait; cependant quelques-uns d'entre eux rendent assez vraisemblable ce mode d'infection.

Demme a publié récemment une observation d'infection probable de nourrissons par les voies digestivcs. Trois tout jeunes enfants, confiés à une nourrice sèche, et sans antécédents héréditaires, succombèrent, dans le coursde leur première année, à une tuberculose intestinale primitive, constatée à l'autopsie. Un quatrième enfant, placé dans les mêmes conditions chez la nourrice sèche, mourut également, et à l'autopsie on constata des ulcérations tuberculeuses de l'intestin grêle, avec tubercules des ganglions mésentériques ; les autres organes étaient sains. L'examen de la nourrice sèche révéla l'existence d'une affection tuberculeuse de la mâchoire droite avec fistule communiquant avec la cavité buccale. Cette femme avait l'habitude de prendre préalablement dans sa bouche la bouillie qu'elle faisait ensuite avaler aux enfants, pour en apprécier la température; il est probable que l'infection tuberculeuse des enfants provenait de contamination de la bouillie par la salive chargée de bacilles de cette femme^

Il n'y a pas, à ma connaissance, de fait absolument démonstratif établissant la transmission de la tuberculose à l'homme par la suite de l'ingestion de viandes provenant d'animaux tuberculeux. Il existe au contraire dans la science un certain nombre de documents tendant à montrer que l'usage prolongé de viandes de cette nature peut demeurer inoflfensif. Schottelius

1. Bang, Die Tuberculose unter den Hausthierenin Danemark (Zeitschr. f. Thiermediciii u. vergleich. PathoL, 1890, Bd 16, p. 403).

2. Demme, Tuberkulôse Infection mehrerer Sâuglinge seitens einer tuberkulôsen Wartefraii {^T-" Bericht iiber die Jh/lligkeit des Jenner'schen Kinderspitals in Bern im Jahr 1889, p. 61).

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