‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 551 sur 689 · PEU UE FAITS CERTAINS DE TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

PEU UE FAITS CERTAINS DE TUBERCULOSE

rapporte à ce sujet des observations qui présentent presque la signification de faits expérimentaux : « Je suis en mesure de relater de véritables expéi'iences d'ingestion prolongée de viandes d'origine tuberculeuse, chez l'homme. Ces expériences furent faites sous le contrôle de l'autorité, et les résultats reposent sur des documents officiels. Ces faits ont été observés par le professeur Renbold et le docteur Hœker, vétérinaire de district à Wurzbourg, qui m'ont autorisé à les livrer à la publicité. La vente de la viande provenant d'animaux atteints de pommelière était entièrement interdite à ce moment à Wurzbourg. Toutefois, pour se rendre compte du danger (contesté par un grand nombre d'hommes compétents) de l'usage de cette viande, on institua cette expérience, et l'on permit la vente de viande provenant de vaches tuberculeuses dans certaines localités des environs de la ville. Les acheteurs furent tenus de ne consommer la viande qu'eux seuls et leur famille, et ils furent soumis à une surveillance médicale. Ces gens consommèrent la viande suspecte sous toutes les formes : cuite, rôtie, convertie en saucisses et même crue; et comme elle se vendait à très bas prix, elle constitua souvent pendant des semaines entières, sans interruption, la principale nourriture de ces familles. Les quartiers des animaux reconnus malades leur étaient livrés en totalité et la répartition s'en faisait entre les diverses familles. L'une d'entre elles acheta ainsi en un [an la viande de douze pièces de bétail, une autre celle de six pièces, une troisième celle de dix et enfin une quatrième fit l'emplette de vingt et une bêtes saisies pour pommelière. Au bout d'un an (de 18G7 à 1868) l'enquête montra que les résultats étaient entièrement négatifs ; aucun cas de maladie pouvant se rapporter à l'usage de ces viandes ne fut noté dans aucune de ces familles. La vente de viande de cette nature fut autorisée, à la suite de cette expérience, dans la ville de Wurzbourg, et depuis ce moment elle est livrée à l'étal de basse boucherie (Freibank) à la consommation des gens nécessiteux ». Quinze ans après cette étrange expérience, une enquête fut faite sur la morbidité et la moiialité dans les familles en question, qui ne s'étaient pas fait faute du reste de continuer à s'alimenter avec des viandes de même provenance. Cette enquête, dont on trouvera le détail dans le travail de Schottelius, portant sur douze familles d'environ 130 personnes, éta-

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