‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 552 sur 689 · PAR INGESTION CHEZ L'HOMME · texte numérisé non relu

PAR INGESTION CHEZ L'HOMME

blit pour elles, depuis 1860 jusqu'en 1882, une mortalité de onze individus seulement, dont six enfants au-dessous d'un an; aucune de ces morts ne fut due à la tuberculose'.

Plus récemment, Bollinger a fait une enquête analogue parmi les équarrisseurs de la Bavière, formant avec leur famille un personnel d'environ trois mille individus, parmi lesquels l'usage de la viande de provenance tuberculeuse est très l'épandu. Il résulterait de cette enquête que la tuberculose, loin d'être fréquente dans ce milieu spécial, y serait au contraire plus rare qu'ailleurs. Je ferai observer que ce fait n'a point la portée que lui attribue Bollinger, car il est certain que ces individus, dûment prévenus du danger qu'ils peuvent courir, ont soin sans doute de n'user de ces viandes qu'après une cuisson complète, ce qui, comme l'on sait, en détruit sûrement la virulence.

On voit donc que les faits établissant la transmission de la tuberculose à l'homme, par les ingexta, sont loin d'être nombreux et surtout qu'ils n'entraînent pas, à un degré bien marqué,- la conviction. Tout nous engage néanmoins à admettre que ce mode d'infection, facile à mettre en évidence par l'expérimentation, peut aussi se réaliser dans la pathologie humaine. Mais il est certain que l'on a étrangement exagéré l'importance de ce mode de contamination, surtout en ce qui concerne l'adulte : la voie d'infection tuberculeuse la plus habituelle de beaucoup chez l'homme, est la voie pulmonaire.

1. SciioTTEUus, Zur Kritik der Tubci-culose-Frage [Virchow's Arch., 1S8.3 Bd. 91, p. 129).

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