‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 553 sur 689 · PHTISIE ET INFECTIONS SECONDAIRES. — PLEURÉSIES · texte numérisé non relu

PHTISIE ET INFECTIONS SECONDAIRES. — PLEURÉSIES

Sommaire. — Tuberculose miliairc aiguë; elle résulte de la pénétration des bacilles dans la circulatiou générale, par eli'raction du canal thoracique et surtout dos veines. — Constatation du bacille do la tuberculose dans le sang.

Répartition des bacilles dans le poumon chez les phtisiques. — Étude des crachats tuberculeux. — Recherche des bacilles dans les crachats. — Enseignements diagnostiques et pronostiques qui en découlent.

Infections secondaires dans le cours de la phtisie pulmonaire. — Microbes associés au bacille de la tuberculose dans les crachats, le contenu des cavernes et dans les foyers inflammatoires circumtuberculeux. — La pneumonie casécuse ne serait qu'une pneumonie ordinaire, due à des coccus et subissant la transformation caséeuse par l'intervention consécutive du bacille de la tuberculose. — La lièvre hectique des phtisiques serait due à une u septicémie», à la jiénétration dans le sang de streptocoques ou de staphylocoques. — Exagération du lôle attribué à ces associations bactériennes dans la phtisie pulmonaire.

Rapports de la pleurésie avec la tuberculose. — La pleurésie séro-fibrineuse, dite a j'rigore, est souvent tuberculeuse. — Pleurésie purulente tuberculeuse; ses caractères distinctifs d'avec la pleurésie purulente à pneumocoques et à streptocoques. — Symptômes, lésions anatomiques et marche de la pleurésie purulente tuberculeuse. — • Caractères de l'épanchement.

Tuberculose des ganglions bronchiques.

La découverte du bacille de la tuberculose n'a pas imprimé de modifications fondamentales aux notions que l'on possédait déjà sur cette maladie, grâce à l'anatomie pathologique et surtout à l'expérimentation. Cependant, même en faisant abstraction de l'intérêt bactériologique de cette découverte et de sa perfection technique, elle ne laisse pas que de marquer une étape nouvelle et décisive dans l'histoire de la tuberculose. La spécificité des lésions tuberculeuses, si multiples et si varia-

TUBERCULOSE MILLilRE AIGUË.

bles, fut définitivement établie par la preuve saisissante entre toutes, par la mise en évidence, au sein dos tissus tuberculeux, d'un microbe spécial, à réactions colorantes caractéristiques. D'autre part l'expérimentateur, opérant non plus avec des produits tuberculeux complexes, mais avec le bacille seul, obtenu en culture pure, était désormais en mesure de démontrer la nature virulente et parasitaire de la maladie avec une évidence telle, qu'elle fit tomber toutes les résistances et taire toutes les objections. Dans les pages qui vont suivre j'exposerai sommairement les acquisitions nouvelles, tant anatomo-pathologiques qu'expérimentales et cliniques, qui procèdent de cette découverte.

L'étude de la distribution du bacille, dans les différentes lésions tuberculeuses chez l'homme, a été faite dès le début par Koch dans son célèbre mémoire.

Dans la tuberculose miliaire aiguë de l'homme, les granulations grises contiennent le bacille caractéristique, généralement en nombre d'autant plus considérable que les nodules sont plus récents et plus petits ; les bacilles occupent alors surtout le centre de la néoplasie. Quand le centre du nodule commence à se caséifier, le nombre des bacilles que révèle la coloration diminue graduellement dans les parties nécrosées; on ne les voit plus guère qu'à la périphérie de la granulation, entre les noyaux des cellules épithélioïdes ou dans quelques cellules géantes. Dans les granulations du foie et de la rate, dans les cas de tuberculose miliaire aiguë chez l'homme, Koch n'a guère observé de bacilles qu'au niveau des cellules géantes. En revanche, les tubercules des méninges sont presque toujours très riches en bacilles. On sait, ainsi que Cornil l'a montré depuis longtemps, que ces granulations se développent de préférence dans le voisinage des artérioles ; les bacilles y sont accumulés entre les cellules épithélioïdes et les cellules rondes, en touffes parfois si considérables qu'à un faible grossissement leurs amas apparaissent déjà comme des taches bleues ou rouges; il n'est pas rare qu'on puisse les suivre jusque dans la lumière du vaisseau.

La tuberculose miliaire généralisée aiguë peut être réalisée expérimentalement, ainsi que nous l'avons vu, en injectant une culture pure du bacille de la tuberculose dans les veines

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