‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 577 sur 689 · ET COCCUS DE LA PNEUMONIE · texte numérisé non relu

ET COCCUS DE LA PNEUMONIE

seùl qu'il faut incriminer, ou si l'on n'a pas affaire à une infection mixte, complexe.

Un premier point que relève Ortner, c'est que les infiltrations broncho-pneumoniques observées dans la tuberculose pulmonaire chronique sont constituées presque sans exception par un exsudât cellulo-fibrineux intra-alvéolaire ; le réticulum fibrineux apparaît nettement quand on emploie le procédé de Weigert pour la coloration delà fibrine; il emprisonne dans ses mailles des leucocytes polynucléaires et mononucléaires, des cellules épithéliales desquamées et des globules rouges. En somme, ces broncho-pneumonies tuberculeuses ne diffèrent souvent pas, histologiquement, des autres broncho-pneumonies primitives ou secondaires. Les mêmes lésions histologiques se retrouvent aussi, en dernière analyse, dans les pneumonies caséeuses lobaires ou plutôt pseudo-lobaires, qui résultent de la confluence de foyers broncho-pneumoniques. On y décèle, par la méthode de Weigert, des filaments de fibrine, entremêlés d'éléments cellulaires ayant subi, à des degrés variables, la nécrose caséeuse. Ces foyers de pneumonie caséeuse se distingueraient aisément, d'après Ortner, de ceux qui résultent de la confluence de tubercules proprement dits, en voie de caséification. Quant à la tuberculose granuleuse chronique du poumon, où les tubercules semblent semés dans le parenchyme pulmonaire sain en apparence, l'examen microscopique révèle cependant que les alvéoles avoisinant le tubercule contiennent un exsudât inflammatoire cellulo-fibrineux ; cette alvéolite exsudative, déjà bien décrite par Cornil, peut encore s'observer à une certaine distance des nodules tuberculeux. Enfin, la même exsudation inflammatoire se voit aussi autour des granulations tuberculeuses, dans la tuberculose miliaire aiguë ou subaiguë des poumons.

L'examen bactériologique a été pratiqué par la méthode des colorations et par les cultures. Dans presque tous les cas, outre le bacille de la tuberculose, les portions malades du poumon contenaient d'autres micro-organismes pathogènes, exceptionnellement le staphylocoque jaune ou blanc de la suppuration, le plus souvent le micrococcus pneumonise. Ortner désigne sous ce nom un microcoque assez variable dans ses caractères, comme le sont les microcoques qui provoquent les pneumonies

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