TRANSMISSION DE LX TUBERCULOSE
(le blanc d'œiif dissous dans l'eau. Quelquefois les bacilles sont très clairsemés, et il faut un certain nombre de préparations et une certaine patience pour les mettre en évidence ; dans d'autres cas, surtout dans la cystite tuberculeuse et dans les cas de cavernes tuberculeuses des reins, les bacilles sont extrêmement abondants et se montrent en amas agglomérés, en véritables touffes. La recherche des bacilles dans l'urine, comme dans le lait, peut être facilitée par l'emploi de la centrifugation. Dans certains cas oi!i l'examen microscopique était demeuré sans résultat, l'inoculation du dépôt de l'urine au cobaye a néanmoins donné des résultats positifs.
A la tuberculose uro-génitale primitive de l'homme et de la femme se rattache un problème important, celui de son origine par contagion, à la suite des rapports sexuels. Nous avons vu que Cohnheim avait déjà discuté cette éventualité. « Il est au moins admissible, dit-il, qu'un homme puisse, pendant le coït avec une femme atteinte de tuberculose utérine, contracter lui-même une tuberculose uréthrale; et c'est assurément une question qui mérite d'être étudiée, que celle qui consiste à rechercher si un homme atteint d'une tuberculose du poumon ou de tout autre organe peut, par l'intermédiaire du sperme, au cas bien entendu oii le virus tuberculeux passerait dans le liquide séminal, transmettre la maladie à la muqueuse génitale de la femme. » Mais c'est surtout à Verneuil que l'on doit d'avoir attiré sur ce point l'attention des observateurs. S'appuyant sur un certain nombre de faits cliniques, Verneuil pense que « la tuberculose génitale primitive naît peut-être simplement à la suite du coït, par contagion directe, c'est-à-dire par progression du microbe tuberculeux à travers les voies génitales inférieures, jusqu'en un point de 1 appareil où il trouve les conditions locales favorables à son installation et à son développement ». Verneuil, pour vérifier cette hypothèse, engagea les médecins à faire une enquête, dans les cas de tuberculose génitale, comme celle que l'on pratique journellement dans les cas d'affection vénérienne, c'est-à-dire à recourir à la (( confrontation » des deux conjoints \
Verchère, dans une monographie intéressante écrite sous
1. Verneuil, Hypothèses sur l'origine de certaines tulicrculuses génitales, dans les deux sexes; lettre à M. le professeur Fouuniei'. {Gaz. hebd., 1883, p. 224).