‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 636 sur 689 · PAR I.ES RAPPORTS SEXUELS · texte numérisé non relu

PAR I.ES RAPPORTS SEXUELS

rinspiration de Vcrneuil, accepte les idées de son maître et apporte des arguments en faveur de l'origine directe, par infection résultant des rapports sexuels, de certaines tuberculoses génitales primitives de l'homme et de la femme'. Fcrnet se livra à une étude de même nature ; il publia plusieurs observations de femmes atteintes de pelvi-péritonite probablement primitive, et qui avaient eu des rapports sexuels avec des maris phtisiques ; à l'appui de cette manière de voir, il signale la nature suspecte, tuberculeuse peut-être, d'un certain nombre d'écoulements blennorrhagiques chez l'homme, leucorrhéiques chez la femme; enfin, comme autre argument, il rappelle la fréquence de la tuberculose génitale primitive dans l'adolescence et dans l'âge adulte, c'est-à-dire pendant la période d'activité sexuelle, comme cela résulte des statistiques de Reclus pour la tuberculose testiculaire, de celles de Brouardel et de Vermeil^ pour la phtisie pelvienne de la femme ^ Derville relate aussi quelques observations de tuberculose génitale primitive chez des femmes ayant eu des rapports avec des hommes phtisiques; dans un cas le mari était atteint d'épididymite tuberculeuse*. Enfin plus récemment Schuchardt, renchérissant sur ses prédécesseurs, admet non seulement la possibilité, mais la fréquence de la transmission de la tuberculose par les rapports sexuels, par l'intermédiaire du pus blennorrhagique notamment. Il cite un cas d'épididymite développée dès le troisième jour après le début d'une chaudepisse, qui nécessita plus tard la castration et qui se révéla être de nature tuberculeuse; il ne doute pas que la blennorrhagie, dans ce cas, n'ait été elle-même de nature tuberculeuse. Dans six cas de blennorrhagie « commune », il dit avoir trouvé deux fois des bacilles de la tuberculose associés aux gonocoques. D'après lui, il existei'ait un catarrhe superficiel des muqueuses, surtout des muqueuses génitales, catarrhe ne s'accompagnant ni de granulations spécifiques, ni d'ulcérations, ni d'autres lésions tuberculeuses,

1. Verchère, Des portes d'entrée de la tuberculose [Thèse de Paris, 1884, p. 84).

2. Vermeil, Des lésions des organes génitaux chez les tuberculeuses (Thèse de Paris, 1880).

3. Fernet, De l'infection tuberculeuse par la voie génitale [Bull, et mém. de la Soc. méd. des hôpitaux, 1884, p. 420).

4. Derville, De l'infection tuberculeuse par la voie génitale chez la femme [Thèse de Paris, 1887).

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