‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 644 sur 689 · SUR LES EFFETS DE L'INOCULATION · texte numérisé non relu

SUR LES EFFETS DE L'INOCULATION

des crachats dilués, Gebhardt estime qu'il faut environ 820 bacilles pour provoquer la tuberculose chez le cobaye, par inoculation sous-cutanée, intra-péritonéale ou par inhalation*.

Dans un autre ordre d'idées , au cours de recherches poursuivies en vue d'une vaccination par petites doses de virus, Daremberg avait constaté que « lorsqu'on inocule de très faibles doses de virus sous le crâne ou sous la peau des lapins et des cobayes, ils ne deviennent pas tuberculeux; ils maigrissent vers le dixième jour qui suit l'inoculation, puis ils engraissent et vivent indéfiniment" ».

Wyssokowicz fit des expériences plus précises sur l'influence exercée par le nombre des agents virulents inoculés, dans la tubercvilose expérimentale du lapin et du cobaye. Le point de départ de ces recherches fut justement le travail d'Arloing dont il vient d'être question, montrant que des produits scrofuleux, inoculés à des cobayes, les rendaient régulièrement tuberculeux, tandis que les mêmes inoculations n'étaient suivies d'aucun effet chez le lapin.

Pour obtenii^ une suspension aussi uniforme que possible des bacilles dans le liquide à inoculer, Wyssokowicz tritura des crachats tuberculeux ou des cultures sur gélose glycérinée dans du bouillon; le tout fut filtré sur du papier à filtre stérilisé. Les bacilles en suspension dans le liquide s'y trouvaient ainsi répartis à l'état d'unités et non sous forme d'amas. Une goutte de l'émulsion était prélevée et on la déposait sur une lamelle à couvrir, sur laquelle on avait préalablement étalé et laissé sécher une goutte de blanc d'œuf, afin d'éviter que les bacilles ne fussent entraînés dans les opérations subséquentes. La préparation séchée à l'air et fixée par la chaleur était colorée par le procédé de Ziehl et l'on pouvait alors facilement compter le nombre de bacilles contenus dans la goutte. Six lapins et huit cobayes furent inoculés sous la peau, dans le péritoine ou par injection intra -veineuse avec une dose de liquide tenant en suspensions àl50 bacilles de la tuberculose. Les cobayes, morts spontanément ou sacrifiés au bout de 85 à 104 jours, étaient

■ 1. Gebhaudt, Experiment. Untersuchungen liber den Einfluss dcr Verdiinnung auf die Wirksamkeit des tuberculôsen Giftes [Virchow's Archiu, 1890, Bd 119, p. 121).

2. Daremberg, De révolution variable do la tuberculose exj^érimcntalc [Bullel. de r Acad.de méd., 1889, t. 32, p. 391).

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