‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 65 sur 689 · HÉRARD ACCEPTE L'INOCULABILITÉ ET LA CO^TAGION · texte numérisé non relu

HÉRARD ACCEPTE L'INOCULABILITÉ ET LA CO^TAGION

ample informé dans les opinions que j'ai essayé de montrer tout à l'heure. Je reporterai toute l'influence réellement formatrice de la tuberculisation aux qualités du terrain dans lequel la maladie se développe, et bien positivement je ne ferai que répéter ce que disait à ce sujet Laënnec : c'est qu'il faut une disposition particulière de l'économie pour que les diverses circonstances déterminent la fcn-mation de tubercules. »

Hérard, qui intervint ensuite dans la discussion, l'abordait avec une compétence toute spéciale; quelques années auparavant il avait, avec Cornil, publié un ouvrage important sur la phtisie pulmonaire; avec le même savant, il avait, aussitôt après la première communication de Villemin, vérifié expérimentalement l'exactitude des résultats annoncés. 11 rend donc pleinement justice à la découverte du professeur du Val-de- Gràce et il considère comme établi que « l'inoculation de la granulation grise, de la granulation jaune, de la pneumonie easéeuse provoque chez certains animaux, le lapin en particulier, le développement de granulations qui ont l'aspect extérieur et la composition histologique des granulations tuberculeuses ». Contrairement à l'opinion de Rufz et de Béhier, il n'accepte pas que la tuberculose soit fréquemment observée chez le lapin, en dehors des inoculations; il invoque, à cet égard, l'opinion de Bergeron qui s'est assuré également, dans le cours de nombreuses expériences sur le lapin, que la tuberculose spontanée est rare chez cet animal. Hérard soumet ensuite à une critique très judicieuse les expériences de Colin, de Lebert, de Clark, d'après lesquelles l'inoculation ou l'injection intra-veineuse de matières non tuberculeuses (matière easéeuse qui entoure les strongles , exsudât pneumonique , pus phlegmoneux, matière cancéreuse, charbon pulvérisé) aurait déterminé des tubercules. Il montre qu'il s'agit dans ces cas, non de véritables granulations tuberculeuses, mais de granulations inflammatoires et d'embolies pulmonaires. En faisant ces réserves, « on comprendra, dit Hérard, qu'il ne reste rien, ou du moins bien peu de chose, de toutes ces inoculations de substances non tuberculeuses qui devaient renverser la découverte expérimentale de M. Villemin ».

D'accord complètement avec ce dernier sur le fait expéri-

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