ACTION LOCALE SUR LE LUPUS
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la peau atteinte de lupus se sont dissipés, le tissu lupiquo ne revient pas à son état antérieur; on constate qu'il a subi une destruction plus ou moins complète et qu'il disparaît. Dans quelques cas la masse morbide, à la suite d'une seule injection, est mortifiée, puis éliminée; dans d'autres cas, on assiste plutôt à une sorte de fonte du tissu qui, pour s'effectuer complètement, exige plusieurs injections. On a affaire non pas à une mortification des tissus eux-mêmes, mais seulement à celle du tissu qui renferme les bacilles de la tuberculose, probablement sous l'influence de troubles vasculaires provoqués par le remède. Celuici n'agit que sur le tissu tuberculeux vivant; il est sans effet sur le même tissu mort, sur les masses caséeuses par exemple, sur les os nécrosés ou sur les tissus tuberculeux dont il a lui-même déjà provoqué la mortification. Dans ces masses moi'tifiées, des bacilles tuberculeux vivants peuvent persister; les bacilles sont éliminés avec les tissus nécrosés ou bien encore ils peuvent, dans certaines circonstances, pénétrer dans les tissus vivants avoisinants. Pour éviter cette dernière éventualité, il importe de favoriser partons les moyens à notre disposition, par l'intervention chirurgicale par exemple, l'élimination des tissus mortifiés; quand cela est possible, il faut, par une application prolongée du remède, « mettre les tissus sains à l'abri de l'invasion progressive par le parasite ».
A la suite d'une administration répétée et progressive, on peut rapidement arriver à augmenter dans de très grandes proportions la dose supportable du médicament ; au bout de trois semaines, cette dose peut être 500 fois plus forte que la dose initiale. Koch ne croit pas qu'il s'agisse là d'un simple phénomène d'accoutumance. Il pense qu'au début du traitement, alors qu'il existe beaucoup de tissu tuberculeux vivant, une quantité faible de substance suffit pour déterminer la réaction; mais comme chaque injection entraîne la destruction d'une certaine partie du tissu apte à réagir, il faut recourir à des doses graduellement croissantes pour arriver encore à déterminer une réaction, (c Quand un tuberculeux a été ainsi amené, par des doses progressives, à ne pas réagir plus énergiquement qu'un sujet non tubercvileux, alors on peut admettre que tout tissu tuberculeux susceptible de réagira été tué. Il suffira désormais, aussi longtemps que des bacilles subsisteront dans le corps, de protéger