‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 658 sur 689 · REACTION GENERALE CHEZ LES PHTISIQUES · texte numérisé non relu

REACTION GENERALE CHEZ LES PHTISIQUES

les tissus sains contre une nouvelle invasion par des doses du remède lentement croissantes et par des injections pratiquées à des intervalles plus ou moins éloignés. »

Ainsi, dans les cas les plus simples, ceux de lupvis, Koch injectait dès le début 0''^0^ de la substance, laissant la réaction s'effectuer dans toute sa plénitude; une semaine ou deux après, nouvelle injection de 0°%01, et ainsi de suite jusqu'à ce que la réaction s'affaiblît graduellement et finit par manquer. Chez deux sujets porteurs de lupus de la face, trois ou quatre injections suffirent pour transformer les plaques de lupus en une cicatrice lisse. 11 s'agissait de maladies remontant à plusieurs années et infructueusement traitées par différentes méthodes.

Les résultats furent les mômes pour les cas de tuberculose des ganglions, des os et des articulations. A la suite du traitement par de fortes doses injectées à intervalles espacés, il y eut guérison rapide dans les cas récents et légers, amélioration lente mais graduelle dans les cas graves.

Les malades atteints de phtisie pulmonaire sont bien plus sensibles à l'action du remède que ceux atteints de tuberculose chirurgicale. Presque tous les phtisiques réagissent énergiquement à une dose de 0'"',002 ou 0'"'',001, dose que l'on peut ensuite rapidement augmenter. Koch commençait en général le traitement par une injection de O'^'jOO'l ; si la réaction se produisait, il répétait quotidiennement la même dose jusqu'à ce que la réaction fit défaut. Alors on injectait 0°',002 chaque jour, jusqu'au moment où cette dose était aussi supportée sans réaction; on augmentait ainsi de 0'",001 ou 0"", 002, jusqu'à atteindre O'^'jOl et au delà. On peut de la sorte arriver à faire supporter au malade, sans grande fièvre, des doses considérables du remède. « Les effets du traitement se manifestaient en général chez les phtisiques de la façon suivante : augmentation de la toux et de l'expectoration après les premières injections, puis diminution graduelle et disparition totale de ces symptômes, dans les cas favorables. L'expectoration perdait son caractère purulent et devenait muqueuse; le nombre des bacilles commençait à diminuer; ils disparaissaient ensuite, pour reparaître par intervalles, jusqu'à ce que l'expectoration fût totalement tarie. En même temps, les sueurs nocturnes cessaient, le faciès s'améliorait, les malades augmentaient de poids. Les phtisiques traités

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