‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 659 sur 689 · ESPOIR DE GUERISON DE I.A PHTISIE · texte numérisé non relu

ESPOIR DE GUERISON DE I.A PHTISIE

au stade initial de l'afTection furent tous débarrass(^s de tout symptôme morbide au bout de quatre à six semaines, de sorte qu'on pouvait les considérer comme guéris. Des malades porteurs de cavernes peu volumineuses furent notablement améliorés et à peu près guéris. Ce ne fut que chez les phtisiques avancés, à grandes cavernes multiples, que l'on n'observa pas d'amélioration sensible, malgré la diminution de l'expectoration. » Koch conclut de ces faits que « la phtisie commençante peut être sûrement guérie à l'aide de ce remède ». Il ajoutait que le même résultat pouvait encore être espéré, toutes les fois qu'on avait affaire à des cas de phtisie qui n'étaient pas arrivés à un degré trop avancé. Le nouveau traitement, poursuit Koch, a donc tout à gagner à être appliqué dès le début du mal, début que le médecin doit s'attacher à reconnaître le plus tôt possible. « Alors seulement le nouveau traitement deviendra un véritable bienfait pour l'humanité souffrante, quand on arrivera à l'appliquer dès le début de tous les cas de phtisie, et que l'on évitera ainsi les formes graves et négligées qui jusqu'ici ont constitué la source inépuisable et incessante de nouvelles infections. »

On n'a pas oublié la sensation extraordinaire qu'éveilla dans le monde entier la communication de Koch; on ne douta pas que le savant, à qui l'on était déjà redevable de la découverte du bacille de la tuberculose, ne fût enfin en possession du remède contre cette redoutable affection. Malades et médecins accoururent en foule à Berlin, les uns pour chercher la guérison, les autres pour assister de près aux cures merveilleuses annoncées. La lymphe fut expédiée dans tous les points du globe et les publications sur l'action du remède se succédèrent avec rapidité. Partout on vérifia les effets immédiats du remède, tels que Koch les avait annoncés : la réaction générale produite par des doses minimes chez les tuberculeux, la réaction locale si saisissante, dans les cas de lupus. On vérifia aussi l'affaiblissement et la disparition de ces réactions à la suite d'injections répétées et à doses croissantes, et l'on présenta les tuber" culeux cessant ainsi de réagir comme guéris ou en voie de guérison. Toute critique demeurait muette devant la prestigieuse découverte et il semblait que l'on assistât au plus grand événement qui se fût jamais produit dans l'histoire de notre science.

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