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LA PROVENANCE DE I,A TLBERCULINE DEVINÉE

et locale chez les cobayes tuberculeux. D après Hueppe et SchoU, le principe actif obtenu par la concentration des cultures du bacille de la tuberculose en milieux liquides proviendrait, non pas du corps des bacilles soumis à l'ébullition, mais des produits solubles développés dans le liquide de culture; d'après eux, les effets observés sur les animaux seraient les mêmes, soit que l'on emploie de la tuberculine obtenue par la concentration du liquide de culture, après séparation préalable des bacilles qui s'y étaient développés, soit qu'on emploie de la tuberculine résultant de la concentration totale de la culture, liquide et bacilles compris.

On verra plus loin que si Hueppe et Scholl étaient dans le vrai en déclarant que la lymphe de Koch n'est pas un extrait glycériné de culture de tuberculose sur milieux solides, mais le résultat de la concentration par évaporation d'une culture sur milieux liquides, glycérinés et peptonisés, ils se trompaient en affirmant que la substance active est contenue dans le liquide de culture et non dans le corps des bacilles. J'ai pu m'assurer, avec Gamaleia, que le bouillon peptonisé dans lequel le bacille de la tuberculose avait végété abondamment pendant plusieurs semaines, débarrassé des bacilles par filtration, peut être injecté dans la veine des lapins à doses considérables (20 ce.) sans provoquer d'effet appréciable. 11 renferme donc très peu de substances toxiques. Lorsque au contraire on fait bouillir longtemps ce même liquide de culture, avec les bacilles qu'il renferme, de façon à extraire de ces derniers tout ce qui est soluble à chaud dans l'eau glycérinée. on obtient, après filtration, un liquide très actif et qui, suffisamment concentré, offre tous les caractères et tous les effets physiologiques propres à la lymphe de Koch.

Bujwid obtenait également, en concentrant dans le vide des cultures du bacille de la tuberculose en bouillon glycérine, une substance à laquelle il donna le nom de tuberculine (nom adopté depuis par Koch), et qui provoquait chez les animaux des effets analogues à ceux que l'on observait avec la lymphe de Koch'; Roux et Metchnikoff, Babes, Crookshank arrivaient à des résultats analogues. Moi-même, en collaboration avec

1. Bujwid. La tuberculine et sa préparation (d'après l'analyse du ./a//re«6eî-ic/(i de Baumgakten, 1891, p. 678).

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