PRÉTE>TUES GUÉRISON'S PAR LA TUBERCULINE
faits cliniques montrant réellement l'efficacité et les bienfaits de la méthode. Malheureusement, jusqu'à présent, la question envisagée à ce dernier point de vue ne se présente guère plus favorablement.
Ce n'est pas ici le lieu d'exposer l'histoire clinique de la tuberculine. La guérison de la tuberculose, que l'on croyait acquise sur la foi des premières communications de Koch, est encore à trouver. Les améliorations plus ou moins grandes constatées au début du traitement ne persistèrent point après une durée plus longue d'observation, et ne se montrèrent ni plus fréquentes ni plus solides que celles que l'on obtient par n'importe quel autre traitement. Les inconvénients et les périls de la méthode ne tardèrent pas à se faire jour et les délai s) anatomo-pathologiques qui précèdent suffisent pour en montrer la multiplicité et la gravité. Presque tous les cliniciens s'accordèrent à diminuer les doses initiales, trop fortes, conseillées par Koch et à commencer le traitement par 0='",0001 de tuberculine, pour n'atteindre que graduellement la dose de 0®"",001 avec laquelle on débutait autrefois dans le traitement de la tuberculose pulmonaire. Les accidents (fièvre excessive, amaigrissement, hémoptisies, méningite, poussées généralisées, etc. devinrent ainsi moins nombreux mais ne purent toutefois être entièrement conjurés.
Les cas de guérison annoncés par les partisans de la méthode ne se comptent que par unités et il faut se demander si en effet ces guérisons ont été définitives et si réellement elles sont dues au traitement. Même pour le lupus, cette pierre angulaire de la méthode, il n'existe pas d'exemple avéré de guérison. Dès le début, Ferrand, GiifFer, Thibierge s'étaient déjà assurés que « pas un seul des lupiques traités à Berlin par la tuberculine n'était guéri, même en apparence ». E. Besnier, Vidal, Hallopeau arrivèrent à la même constatation, à la suite des essais poursuivis à l'hôpital Saint-Louis sur le traitement de Koch appliqué aux tuberculoses tégumeiitaires et en particulier au lupus. « Ce que l'observation clinique montre, déclare Besnier, c'est la production d'une irritation locale de nature exsudative avec tendance secondaire à l'atrophie, mais tendance éphémère qui ne tarde pas à faire place à une revivification des