CAMPAGNE, DANS LA LUTTE : ANTITUBERCULEUUE
+ Tous ceux qui emploient des ouvriers ou des servantes doivént
se rappeler que les chambres noires, humides, mal aérées servent
à propager-la tuberculose. Les logements destinés à l'ouvrier
doivent être gonstruits sur un terrain seé, loin des émanations,
des gas malsains. On choisirs de préférence un terrain élevé et sablbnneüx. Il est possible quelquefois de faire disparaître l'huridité du sol en installant un bon système de drainage et +2 recouvrant la terre d'une couche de ciment. On ne frs en-
trer dans ls construction de la maison que des matériaux bien
| $ees et On aura soin de donner aux appartements des fenêtres assez grandes pour permettre à la lumière et au soleil d'y péné :
trer en abondance. Durant l'hiver, la maison devra être chaude sans être surchauffée et les chambres bien ventilées. Chaque logement aura sa chambre de bain et ses w. c., bien propres.
‘Îl ne fsut pas construire des usines, des magasins et des lo- gements hygiéniques uniquement Parce que“ loi nous y contraint, mais bien parce que patrons et employés y trouvent des avantages mutuels. -
On devrait avoir, dans les quartiers ouvriers où la population est dense, des bains publies d'accès facile. Grâce aux ef forts persévérants du Dr Simon J;1ruch, New-York, Chicago et plusieurs autres villes possédent aujourd'hui des bains publics.
1 devrait y avoir dans les manufactures, les usines, les maga-
-sins, etc. un certain nombre de crachoirs élevés incassables,
Cette précaution prise, il n’y aurait qu'à mettre quelques affiches aitirant l'attention sur le danger de cracher par terre et la lutte antituberculeuse aurait fait un pas de plus dans la voie du progres | Ti ne faut pas faire manger les ouvriers des. manufactures dans fours salles de: travail ; mettons à leur disposition des chambres spéciales, leur allouant tout le temps nécessaire pour prendre un ‘bon repas. Après le diner, si l'espace le permet, quelques ininutes de repos ou une courte marche en plein air leur sera très profitable. On doit procurer à l'ouvrier toutes les : facilités nécessaires pour qu'il puisse se laver les mains avant . de manger, ear, c'est là une mesure hygiénique très impor- 1 faut dans les manufactures, les usines, les magasins, etc., une véntilation non seulement pendant la journée, mais encore une grande aération après les heures de travail. Cette règle ‘applique à tous les établissements grands et petits. Tous
£# les pairons peuvent se rendre compte qu'un ouvrier en sänté
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