LES LÉSIONS INVISIBLES
Nous avons donc, en présence d’un cliché apparemment
(4) MM. Bezançon et Paul Braun, dans leur enseignement, font remarquer depuis longtemps que la radioscopie garde cet avantage de pouvoir multiplier les incidences et de permettre de déterminer la direction sous laquelle les rayons devront traverser le thorax pour y fouiller une région suspecte et la fixer sur la plaque radiographique.
dépourvu d’ombre pathologique, tenté d’éliminer toute erreur de technique.
Nous nous sommes assuré que la radiographie était une bonne radiographie, faite dans des conditions normales. Nous avons multiplié les clichés en variant les conditions dans lesquelles ils étaient tirés.
Nous avons, d'autre part, pourchassé les lésions cachées en prenant la vue thoracique sous diverses incidences et plus spécialement, en position transverse.
Il nous reste à savoir s’il n’y a pas des altérations invisibles, parce qu’elles se cachent dans les replis qu'aucune technique radiologique ne peut découvrir. Cela nous paraît fort possible, encore que des lésions importantes ainsi masquées ne tarderaient pas à s’accroître et à se montrer. Ce sont là des faits intermédiaires avec les altérations vraiment invisibles dont nous allons dire quelques mots.
Quand nous tenterons une explication de ces cas de tuberculose occulte à expectoration bacillifère, nous évoquerons longuement cette possibilité :
€. Il y a des lésions invisibles : Comment pourrait-on nier cette vérité alors qu’on connaît la limite de sensibilité d’un écran illuminé par les rayons ou d’une plaque photographique impressionnée par ces mêmes rayons ? » ont écrit MM. SerGentT, BorDpEeT et Couvreux dans leur magnifique atlas, et, avant eux, M. Marncor avait insisté sur la nécessité d’une certaine densité pour que les altérations pleurales et parenchymateuses soient visibles ; il avait résumé en une phrase sa pensée :
€ Thorax radioscopiquement et radiographiquement normal n’est pas forcément thorax anatomiquement normal ».
Ces lésions radiologiquement invisibles ne doivent pas entrer dans ce chapitre de « critique radiologique ». Il s’agirait là plutôt d’une explication de nos observations et c’est, quand nous tenterons d’en donner une, que ces faits trouveront place.
Pour résumer notre pensée sur ces radiographies appa-