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sement, le bacille de Koch véritable n’a plus qu’une action pathogène atypique et modérée.
L'étude de leurs toxines et de leur action sensibilisante ne permet pas en général de séparer ces deux groupes de microbes l’un de l’autre et n’est donc d’aucun secours dans les cas où l’on pourrait hésiter. Nous allons cependant la reprendre rapidement.
ÉTUDE DES PRODUITS DE SÉCRÉTION DES B. PARATUBER- CULEU x. — là encore les auteurs ne s'entendent guère sur les propriétés de la paratubereuline extraite des bacilles paratuberculeux. Pour les uns (Borrez, BRUNET et Prnoy) les cobayes tuberculeux n’ont pas une sensibilité particulière à l’égard des bacilles paratuberculeux. Pour Irimescu, deux centigrammes de paratuberculine suffiraient à les tuer. Presque toujours ils font une certaine réaction générale et fébrile.
L’intradermo-réaction pratiquée chez le cobaye tuberculeux donne avec la paratuberculine des phénomènes comparables à ceux que produirait la tuberculine à dose dix fois moins forte (Boquer). Par contre, chez l’homme tuberculeux, la plupart des expérimentateurs ont eu avec la paratuberculine des réactions parfois plus vives qu'avec la tuberculine.
Enfin on a pu obtenir un phénomène de Koch chez le cobaye tuberculisé en lui injectant dans le derme cinq à vingt milligrammes de bacilles de la fléole ou de bacilles GrAssBERGER. (Boouer et NEGRE.)
On a tenté également d’étudier les réactions à la tuberculine des cobayes ayant été inoculés avec des bacilles paratuberculeux. Les résultats publiés sont très discordants.
Par ailleurs les réactions de déviations du complément sont souvent absolument superposables en partant des bacilles paratuberculeux ou des bacilles de Koch véritables.
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Si nous nous sommes si longuement étendu sur cette question de la différenciation des bacilles paratuberculeux et des bacilles tuberculeux authentiques, c’est que justement elle est très délicate. Dans un premier groupe de faits, les caractères de la culture sont suffisants, dans une deuxième série de cas il faut l’inoculation à l’animal (cobaye et lapin). En général ces épreuves sont suffisantes. Mais dans certaines circonstances, d’ailleurs rarement rencontrées, on peut encore hésiter après ces différentes recherches. On ne peut compter sur l’étude des propriétés antigéniques qui sont mal connues et semblent se confondre plus ou moins pour les deux groupes de bacilles. On a affaire alors à ces cas exceptionnels où les caractères des bacilles sont à la limite et demandent une très longue étude pour permettre des conclusions souvent peu formelles.
Ceci nous fait entrevoir un des aspects du problème des bacilles paratuberculeux, celui du rapport qui les unit aux bacilles tuberculeux à virulence atténuée, puis aux bacilles de Koch typiques eux-mêmes. Cette question a fait l’objet de nombreux travaux, en particulier de MM. BEzANçoN et PairiBerr et de Boquer (1). L’envisager ici serait sortir tout-à-fait des limites de notre travail.
Pour nous, d’ailleurs, cette étude des bacilles paratuberculeux aurait été inutile, puisque chez tous nos malades le bacille que nous avons isolé était un bacille tuberculeux humain à caractères classiques. Mais il était nécessaire que nous l’entreprissions pour pouvoir établir la critique des cas que nous offre la littéraure médicale dans lesquels on a contesté la nature tuberculeuse d’un bacille acido-résistant trouvé
(1) Voir en particulier deux récentes communications de MM. P. et R. Boquer à la Société de Biologie (séance du 17 novembre 1934) a) Caractères d’un bacille acido-résistant isolé d’un cobaye inoculé avec un liquide pathologique d’origine humaine : et b) remarques à propos d’un bacille acido-résistant.
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dans les crachats et pour répondre à certaines objections qui pourraient nous être faites.
b) Les bacilles paratubereuleux dans les erachats
Il est intéressant de noter que c’est dans l’expectoration que fut signalé pour la première fois, par Zanw, en 1884, un bacille acido-résistant différent de celui qu'avait décrit Koch deux ans auparavant. Le premier bacille paratuberculeux n'avait été considéré comme tel que parce qu’à l’autopsie de la jeune cardiaque, chez laquelle il avait été trouvé, on n’avait constaté aucune lésion tuberculeuse apparente. Il est fâcheux que l'identification de ce bacille n'ait pas été faite, car s’il avait tuberculisé le cobaye, nous aurions là une observation qui viendrait illustrer d’une manière très intéressante notre travail actuel. Il faut nous contenter de remarquer que le caractère de bacille paratuberculeux n’a été donné à ce microbe qu’à la faveur d’une pétition de principe qui peut s’énoncer de la façon suivante : tout bacille acido-résistant trouvé dans l’expectoration d’un individu ne présentant pas de lésions tuberculeuses apparentes n’est pas un bacille de Koch véritable. C’est la même erreur de raisonnement qui a conduit de nombreux auteurs à considérer comme paratuberculeux les bacilles acido-résistants que peuvent renfermer les crachats au cours des affections pulmonaires non tuberculeuses. On ne peut pas tenir compte, par exemple, des cas où, sans inoculation au cobaye, sur la seule constatation à l’autopsie des lésions de gangrène sans tuberculose, Goucer, PapeNHEIM, FRAENKEL, OPxüLs, Fozzr concluent que les bacilles acido-résistants trouvés dans les crachats et souvent même dans le pus prélevé dans les poumons, sont des paratuberculeux. Il suffit de rappeler que M. PaiziBErT a isolé, des crachats d’un malade atteint de gangrène pulmonaire, un bacille acido-résistant, tuberculisant le cobaye et que, cependant, il ne trouva à l’autopsie aucune lésion tuberculeuse caractéristique.
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Par contre, on doit faire une place aux observations dans lesquelles il est indiqué que l’inoculation des crachats au cobaye fut faite, mais sans résultat. C’est le cas de l’autoobservation de MorLzLer, des observations de gangrènes ou d’abcès pulmonaires de Lypra RaBinowirscH, Mayer, de dilatations des bronches de Licarensrein et MircuNER, d’AucLair (rapportée par son élève CaBrran). Nous trouvons de nombreux cas de ce genre bien étudiés dans la thèse de M. PuiciBerT et dans celle de CABIRAN.
Malheureusement toutes ces observations sont anciennes, elles appartiennent à une époque où on cultivait peu et mal le bacille tuberculeux, les cobayes ont été plus ou moins bien suivis, souvent sacrifiés trop tôt, rarement éprouvés à la tuberculine, on n’a pas inoculé de lapins. Un seul cas nous paraît pouvoir être considéré comme peu contestable, c’est celui de Mme L. Rapinowrrscx. La culture avait alors été faite sur agar glycériné, elle avait poussé en vingt-quatre à quarante huit heures, elle s’était accrue à la température de la chambre et avait pris une coloration Jaune orangé intense. Il n’est pas difficile de reconnaître là un paratuberculeux.
Puis, près de vingt-cinq ans se sont passés sans que la question des paratuberculeux de l’expectoration intéressât les médecins. On ne se servait de l’inoculation au cobaye que pour essayer de mettre ainsi en évidence des bacilles que l'examen direct ou l’homogénisation n’avaient pas révélés. On ne l’utilisait pas comme moyen de contrôle. On admettait que tout bacille acido-résistant des crachats était un bacille tuberculeux et nous verrons que cette façon de penser était parfaitement fondée dans l’ensemble.
Depuis quelque temps, deux raisons sont venues donner un intérêt nouveau à cette question, c’est la généralisation d’un procédé facile et sûr de culture des crachats et l’étude des cracheurs de bacilles sans lésion apparente.
Récemment quelques observations ont été rapportées : Gonzares à la Société de Biologie de la République Argentime, en 1929, a signalé, dans un crachat, l’existence d’un