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radiologique appréciable, sans confirmation bactériologique. C'était la première fois que se trouvait altérée la confiance en la valeur absolue de la radiologie.
Sur le conseil de ces auteurs, nous avons recherché si ces tuberculoses strictement cliniques et très discrètes, ces € tuberculoses d'impression » oserions-nous dire, ne pourraient dans certains cas s’accompagner d’une expectoration bacillifère.
Nous avons pu rassembler plusieurs observations de cet ordre et nous allons avoir à les discuter.
Nous avons dit que l’examen physique et la bactériologie pouvaient trahir et laisser la radiologie seule nous révéler une tuberculose pulmonaire. Ici, nous aurons à envisager au contraire l’existence d’une preuve bactériologique de baaillose chez des individus dont l’examen physique est généralement peu évocateur et l'examen radiologique pratiquement muet. Nous n’avons en aucune sorte l’impression que notre travail puisse ébranler la foi que l’on doit garder en la valeur de la radiologie. Elle reste un des éléments les plus importants, le plus constant en tout cas, du diagnostic de tuberculose pulmonaire : mais nous avons voulu marquer que son absence n’impliquait pas automatiquement, le renoncement à un tel diagnostic.
Disons tout de suite que les faits que nous avons en vue sont très rares et qu'il nous a fallu de longues recherches, un ensemble de circonstances heureuses, et les possibilités d'examiner les dossiers de divers services d’hôpitaux et de nombreux dispensaires pour les réunir.
Ils heurtent a priori nos disciplines et les conceptions généralement admises, aussi nous avons constamment opposé à nous-même toutes les critiques qui pouvaient venir à l’esprit. Nous nous sommes efforcé de rester dans les strictes limites de l’examen objectif des faits, et par là même notre travail pourra peut-être présenter quelque intérêt.
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Nous sommes heureux de remercier ici tous ceux qui nous ont permis de le mener à bien.
M. le Professeur Bezancon et son assistant M. Paul Braun nous en ont inspiré le sujet et nous ont prodigué leurs précieux conseils pendant tout le cours de sa rédaction. Qu'ils trouvent ici l'expression de la reconnaissance que nous devons à leur merveilleux enseignement et à leur affectueuse sollicitude. Nos remerciements vont aussi à leurs collaborateurs du centre de triage de l’hôpital Saint-Antoine, nos amis Mme FRrey-Racu, Mlle Scnerrer et M. Desroucxes, qui ont eu la patience et l’amabilité de recueillir beaucoup des observations que nous publions, ainsi qu’à MM. BIDERMANN, Kupezski, Mery et WeiLLer, qui nous ont communiqué de très beaux cas.
La partie bactériologique de notre étude a été réalisée avec l’aide éclairée de MM. BoquerT, SAENZ et Cosriz de l’Institut Pasteur. Qu'ils trouvent ici l’assurance de notre gratitude.
Notre ami Jacques DELARUE à mis à notre disposition sa connaissance si approfondie de l’anatomie-pathologique de la tuberculose pulmonaire quand nous en avons eu besoin. Il sait combien nous lui en sommes affectueusement reconnaissant.
Nous remercions M. Porx qui a bien voulu nous donner l'appui de sa compétence dans les questions sociales que nous avons eu à aborder ici.
Nous ne saurions oublier ce que nous devons en phtisiologie à l’enseignement de nos maîtres M. Pierre Pruvosr et M. M. Léon-Kinpgerc, nous avons eu bien souvent l’occasion d'y faire appel dans la rédaction de ce travail.
Nous devions faire dans le service du professeur Léon Bernarp le dernier semestre de notre internat. Peu de temps avant sa mort prématurée, nous lui avions exposé le plan général de notre travail. Il nous avait encouragé à le pour-
suivre et à insister en particulier sur son intérêt au point de vue de la prophylaxie de la tuberculose pulmonaire et des lois sociales. Le regret de n’avoir pas connu davantage son enseignement si clair et de n’avoir reçu plus directement ses conseils vient doubler la peine que nous a causée sa disparition.