‹ La Tuberculose Testiculaire Est-elle Locale?Chapitre 9 sur 12 · AT · texte numérisé non relu

AT

Antécédents personnels. — Dans le jeune âge : ventre très développé. Membres grêles. À marché tardivement. Le malade contracta en 1880 une blennorrhagie qui a nécessité un séjour à l'hôpital Ricord. En 1887, il eut de l'adenile du creux axillaire. Pendant l'hiver 94, il est atteint d’une bronchite soignée par des vésicatoires, il reste 20 jours au lil; depuis cette époque il fousse, il a des épistaxis fréquentes qui avaient déjà fait leur apparilion pendant l'enfance, ses crachats sont striés desang ; à ce moment, à l’occasion, dit-il, d’un légertraumatisme, un pelit noyau se développe dans l’épididyme droit, suivi rapidement de plusieurs autres. ÿ

En avril 99, — Le malade prend une grippe avec épistaxis, courbature, les lésions de l’épididyme s’accentuent et évoluent plus rapidement. M. se présente à la consultation de la Pitié le 30 juin, M. le docteur Thiery diagnostique une tuberculose de

’épididyme qui est gros et induré, le testicule est volumineux, peu douloureux à la palpation ; les /ranspirations sont abondantes principalemeut pendant la nuit, le malade se plaint, outre de la toux, d'un coryza revenant au moindre froid. Il entre dans le service de M. Picqué d’où il sorti, après9 jours, sans avoir subi d'opération.

Nous avons revu le malade à domicile au mois de décembre. M., à sasortie de la Pilié, a repris son travail (comptabilité) ; les différents symptômes énumérés précédemment ont persisté ; le malarle signale en plus une extinction de voir fréquente et parfois des douleurs en urinant. Les lésions des organes génitaux n’ont pas sensiblement augmenté.

Toucher rectal: la proslale, au mois de juin, ne présente rien d'anormal; en décembre : petite induration du côté droit.

Auscullalion: craquements secs à La région claviculaire gauche,

r 21987: D das

expiralion prolongée dans la fosse sus-épineuse droite, râles

sibilants disséminés dans les deux poumons.

OBSERVATION XIV (personnelle).

(Consultation de la Pitié).

Br, (72ans

Antécédents héréditaires. — Père assez bien portant. Mère morte de bronchite suspecte à 30 ans.

Antécédents personnels. — Quelques stigmates de rachitisme. A marché tard. Enfant chétif. À eu une rougeole à l’âge de 5 ans. Pas d’autres maladies. Au mois de février : forte grippe avec angine pultacée ; à cette époque : apparition d’une adenopathie très marquée aux régions sous-maxillaire, cervicale, inguinale; en même temps, on conslate un noyau phymateux à la partie moyenne de l’épididyme droit. Quelques temps après, une petite gomme cutanée se développe au niveau de la commissure labiale.

La prostate est indemne.

Le malade a un peu maïgri, son appétit est moins bon, il vomit quelquefois. il tousse fréquemment, pas d’hémoptysies, sueurs nocturnes peu abondantes. A la percussion : submatité à la région claviculaire droite avec quelques râles sous-crépitants secs. À gauche dans la fosse sus-épineuse, respiration rude.

LA

4er

OBSERVATION XV (personnelle).

(Consultation de la Pitié).

G... Pierre, marchand ambulant, 45 ans.

Antécédents héréditaires. -— Père et mère morts de vieillesse, 75 ans. Quatre frères dont deux sont morts, l’un d'une affection pulmonaire à 40 ans.

Antécédents personnels. — A eu une bronchite à l’âge de 15 ans ; à cette époque on lui prescrivit de l’huile de foie de morue; il fousse surtout l'hiver et principalement depuis cinq ans. Le malade présente en outre des signes d’éthylisme, son foie déborde les fausses côtes de trois travers de doigt ; ictère en 1890. 11 y a 2 ans, il ressent une dculeur dans le £esticule droil avec rougeur eb gonflement ; il entre dans le service de M.Berger où on lui failun grattage, il persiste une fistule dans laquelle on fait des injections antiseptiques ; un mois après sa sortie de l'hôpital, le malade constale la formation d'un nouvel abcès et son ouverlure spontanée à l'extérieur. Acluellement il ne reste que deux cicatrices à la base du serotum.

En octobre : hydrocèle se développant du cô'é gauche, très lentement et sans douleur.Au mois de mai 1899, poussée rapide qui fail de nouveau entrer le malade dans le service de M. Berger le 1% juin. On ponctionne l'hydrocèle symptomatique et on fait immédiatement une injection de 4 gouttes de naphtol camphré.

Le testicule est très gros, on y fait trois injections d’une s0lution de chlorure de zinc. Huit jours après le malade sort de l’hôpital.

2 à; Up

À l'auscultalion. — Au sommet en avant à droite : expiration très prolongée ; en arrière à gauche : craquements secs, à droîte : expiration prolongee et respiralion rude.

Outre plusieurs bronchites auxquelles il est sujet, le malade a eu une pleuresie à droite, il a maigri et a des sueurs nocturnes, pas d'hémoptysies.

Revu 4 janvier : l'etat général est à peu près stationnaire. Le malade à remarqué depuis quelque temps des flels de sang dans ses crachats. La tumeur phymatleuse de l'épididyme a diminué ; à la suite des injections de chlorure de zinc, il s’est fait deux fistules qui suppurent légèrement. Le malade, malgré les conseils qu’on lui a donnés, ne suit aucun traitement interne.

Toucher rectal. — Prostate indurée à droite et légèrement à gauche.

OBSERVATION XVI (Personnelle).

(Hôpital Saint-Antoine)

G..., Henri, 30 ans, terrassier.

Antécédents héréditaires. — Père mort à 38 ans d'une bronchite suspecte.

Anlécèdents personnels. — A l’âge de 12 ans, le malade a eu une pleurésie qui a duré quatre mois, depuis il à toussé beaucoup jusqu'à 20 ans ; à partir de cet âge, la toux est moins fréquente mais elle n’a pas disparu ; le malade a maigri, il n’a pas eu d’hémoptysies, il s'essouffle facilement, il a de fréquentes en- ‘vies de vomir après les repas à la suite de quintes de toux. Il est porteur d’une varicocèle gauche qui date de l’enfance et qui

a augmenté depuis quelque temps. Au mois de mai 1899, il con-

tracte une blennorrhagie qui ne dure que quinze jours mais qui, incomplèternent guérie, s'est transformée en uréthrite chronique. Le malade présente en outre une hernie à droile (bubonocèle) et du même côté une hydrocèle qui a été ponctionnée une première fois en 1891.

Le 20 juin, — Il ressent une douleur vive dans le testicule gauche avec rougeur el gonflement, il entre le 27 dans le service de M. Monod où l'on diagnostique outre une inversion tes, ticulaire une phymatose de l'épididyme.

Al’auscultation. — Respiration rude et respiration prolongée au sommet gauche elen avant.

Toucher rectai. — Prostate indurée à gauche.

OBSERVATION XVII (personnelle).

(Consultation de la Pitié).

F..., 31 ans, typographe.

Antéceédents héréditaires. — Mère vivante, 60 ans, bien portante. Père mort à 56 ans d'une bronchite suspecte. Un frère bien portant, élevé à la campagne.

Antécedents personnels. — Depuis longtemps, le malade est sujet aux rAumes, principalement l'hiver. Il y a 5 ans, kemoptysie assez abondante qui est revenue plusieurs fcis dans le courant du mois. Il y à trois ans, bronchite aiguë suivie depuis de rhumss fréquents. Le malade est d’uneapparence vigoureuse, il a un peu maigri, les fonctions digestives sont bonnes.

Au mois d'octobre 1899, F... se présenta à la consultation de la Pilié ; il y a une quinzaine de jours, à la suile d'un effort

violent,il a ressenti une douleur peu vive dansle testicule gau-

me Es

che et en même temps il s’est aperçu d'un noyau induré situé sur la queue de l’épididyme. M. Thiery diagnostique une phymatose épididymaire, prescrit de l’huile de foie de morue et des pilules d’iodoforme et conseille au malade d'entrer à l’hôpital.

A l’auscultalion. — Aux sommels à gauche respiration rude ; à drpite craquements secs perçus principalement dans la fosse sus-épineuse.

Malade revu en janvier. — N'étant pas entré à hôpital, il n’a subi aucune opération ; il a repris son travail, l'état général est meilleur ; la toux n’a pas disparu, les sueurs sont encore abondanles, la voix est enrouée, mais le noyau phymateux de l’épididyme a beaucoup diminué; au lieu d’avoir la grosseur d’une petite noix, il n’a plus que celle d’un pois.

Femme bien portante, enfant de 20 mois, né avant terme,

maigre, chétif et très sujet aux rhumes.

OBSERVATION XVIII (personnelle).

(Consultation de la Pitié).

P..., marchand de chaussures, 56 ans.

Antécédents héréditaires. — Bons.

Antécédents personnels. — Rougeole à cinq ans. Bronchite à 30 ans, depuis, il tousse souvent; il a des hëémoptysies fréquentes principalement depuis quelques mois ; vomissements après les repas à la suite d’une quinte de toux. Amaigrissement peu marqué. Signes d’éthylisme très nets : pituites, tremblement

des mains, etc.

LA Elat actuel. — Le malade se présente à la consultation de-la

Pitié, au mois d’oclobre, pour un érythème très intense occu-

pant les organes génitaux et la cuisse gauche.

Cet érythème est produit par l'usage immodéré de pommade mercurielle ; l'intoxication se manifeste par un mal de gorge très violent, et de la sto.natite avec salivation. Gette pommade avait été preserite pour une grosseur située sur la queue de l'épididyme gauche et qui est phymateuse. Le malade entre à l'hôpital dans le service de M. Picqué, il en sort huit jours après, guéri de l’érythème par des pansements humides mais non opéré.

Revu en janvier. — Le malade a eu une bronchite dans les premiers jours de novembre et qui n’a pas encore disparu ; les vomissements sont toujours fréquents, les erachats sont épais, parfois sériés de sang ; la grosseur phymateuse de l'épididyme

a légèrement diminué.

OBSERVATION XIX (personnelle).

(Consultation de la Pitié).

A. D. 23 ans typographe.

Antécédents héréditaires. — Père âgé de 73 ans,a eu la variole et a actuellement une bronchite chronique : 40 enfants tous vivants parmi lesquels une fille de 30 ans qui à eu à 25 ans une pleurésie, el un fs qui tousse fréquemment.

Antécedents personnels. — Maux de gorge fréquents, le malade tousse au moindre refroidissement, il a beaucoup maigri depuis 1896, crachats muco-purulents surtout au réveil, À eu en mai 1899 une hémoptysie abondante qui n'a cessé qu'au bout de 5 jours.

Etat actuel. — Un mois après, à la suite d'une fatigue, douleur

dans le Lesticule gauche avec rougeur et gonflement, le mala-

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de se présente à la consultation de la Pitié où l'on diagnostique une phymatose épididymaire, il entre le 40 juin dans le service de M. Berger, il en sort le 18 sans avoir été opéré.

- À l’auscullation. — Respiration rude avec expiration prolongée à gauche dans la fosse sus-épineuse.

Au loucher rectal. — Induration peu marquée de la prostate à gauche.

Revu le malade en janvier 1900. — À sa sortie de l'hôpital, le malade prit du repos, comme on lui avait recommandé, malgré cela, il se trouve plus faible puis peu à peu, sous l'influence d’un traitement interne rigoureux,ses forces revinrent, il reprit son travail. Peu de temps après, il contracla une blennorrhagie, il consulta à Ricord ; son uréthrite dura peu. Actuellement, l’état général est meilleur, les transpirations ont disparu, l’amaigrissement a cessé,la toux est moindre,les crachats cependant sont encore parfois sériés de sang ; la nodositétuberculeuse de l’épi-

didyme a diminué de moitié.

OBSERVATION XX (personnelle).

(Consultation de la Pitié.)

CEA MENTÉE

Antecèdents héréditaires. — Père mort d’influenza. Mère morte d’apoplexie. 3 frères bien portants.

Antécèdents personnels. — Le malade a contracté une bronchite aux Colonies, il y a 2 ans ; depuis il n’a cessé de tousser ; il y à un an : abcès froid à l'anus qui à donné lieu à une fistule.

Etat actuel. — Le malade se présente en janvier 1900 pour

cette fistule qui est douloureuse et qui suppure toujours. Et le

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