‹ La Tunisie au début du 20me siècleChapitre 13 sur 61 · L. PERVINQUIKRE · texte numérisé non relu

L. PERVINQUIKRE

s'iiiflécliissent vers le nord, tandis que dans le sud, les chaînes sont alignées suivant une ligne IvW. l'n deuxième système de plissements se laisse encore reconnaître, quoique ijeaucoup moins important que le premier; il se traduit fréquemment par de grandes fractures (fig. 27). A sa combinaison avec le premier système, sont dus, sans doute, les nombreux dômes de la région centrale.

Fig 2."). — l.e (lemiilonif du Djclul Itim il Ujiuihi' doniinaiil une plaine dalluvions.

Après avoir escpiissé l'orographie de la Tunisie, il me reste encore à en faire Ihisloire. Les |>lissemenls dont il vient d'être question ne se sont pas faits bruscpienienl. d'un seul coup. El. si le mouvement principal, qui a i»roiluit l'Allas, a eu lieu vers la fin de la période tertiaire, la géologie nous apprend qu'il a été précédé de plusieurs autres, moins considérables assurément, mai-; non moins manifestes. Le plus ancien dont nous puissions établir la réalité est postérieur au Lias(l); nous voyons qu'il y a eu deu.x

(1) lia dû en oiiire y avoir un niouvcoKnl f tislliai^iqi c ; j'eslimo en cRel «iiic 4e Jurassique ne s'est pas ciéposé i^ur la ninjcuie p&rliede la Tuni.>-ie centrale.

GKULOGIK

oscillalioas pendant la période juicissique. mises en évidence par les transgressions oxfordieiine et lithonique. Pendant le Crétacé, il ne semljle pas y avoir eu de plissements uolaljles, du moins dans la région centrale, et même l'Eocéne lui lait suite directement en divers endroits, en particulier dans le grand synclinal jalonné par le Dyr de Tébessa et la Kalaal es Siiam. où les déjjùls de ces deux

— Li' Qi/nii-Uiime iiii Djebel l^.-loula (Crétacé inférieur.)

époques semblent en continuité. Par contre, un mouvement s'est produit entre rEocèue inférieur et l'Eocène moyen, attesté par la transgression qui s'est fait sentir dans le suJ et une partie du centre. Enfin, après le Miocène, ont eu lien les plissements les plus importants, ceux auxquels la contrée doit son relief actuel, plissements qui se sont continués pendant le Pliocène et même le Quaternaire; les plages soulevées de Monastir en sont la preuve.

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