‹ La Tunisie au début du 20me siècleChapitre 29 sur 61 · POISSONS · texte numérisé non relu

POISSONS

A part l'oued Medjerda et l'oued El Kebir, il nest pour ainsi dire pas de rivières permanentes. Aussi les Poissons sont-ils en très petit nombre ; ils sont d'ailleurs mal connus et les zoologistes qui ont exploré la Tunisie se sont bornés à signaler la présence de Barbeaux dans les eaux courantes.

Les l'oissons de njer sont abondants et variés. Nous n'avons rien à en dire ici, M. Seurat se proposant de traiter en détail limportante question des pêcheries.

Les puits artésiens forés dans le Sahara de la province de Constantine, notamment dans l'oued Rir, entre Biskra et Tougourt, ramènent au jour des Poissons qui vivaient dans les nappes d'eau souterraines et qui appartiennent aux espèces suivantes : Hemicliromis Sahavie, H. liollandi, fijprinodon calaritanus, C. cyanogaster, C. dispur, Clivoiim Dcsfonîainesiei C. Zillei. Ces animaux ne sont point nés dans les ténèbres du sous-sol, comme le prouvent leurs couleurs et leurs yeux normalement développés ; ils se sont enfoncés sous terre eu suivant des eaux s'infiltrent dans le sable : voilà qui est certain. Mais on est dans la plus grande incertitude quant à leur origine réelle, les uns pensant, avec Rolland, que ces eaux viennent du Nord, les autres croyant, avec Foureau, quelles viennent du Sud, en particulier de l'Air.

Dans le Sud tunisien, aux environs de Gabès et de Djerba, l'Administration des mines a fait pratiquer des sondages, dans le but d'irriguer les oasis. Tout comme dans l'oued Rir, on a obtenu des sources jaillissantes, très salées, mais dont l'origine est également inconnue. Quant à la fjune mise au jour avec ces eaux, on n'en sait rien encore. Il est probable qu'elle ne diffère guère de celle des puits de l'oued Rir.

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